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Interview de Jean-Frédéric A. BATASSE, Artiste plasticien

Interview de Jean-Frédéric A. BATASSE, Artiste plasticien

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«Cela m’a plu qu’on donne à un prix, le nom du Professeur Paul Ahyi, mais je me suis juste demandé pourquoi un plasticien pour illustrer un prix du journalisme seulement. C’est comme si on limitait la grandeur du nom de cet homme qui était d’abord artiste plasticien»

 

 


 

Auteur du drapeau togolais et de nombreuses réalisations monumentales dans le monde entier, Professeur émérite d’Arts plastiques, célèbre homme de culture et écrivain poète, Paul Amavi Ahyi, venait de tirer sa révérence le 04 janvier 2010 à l’âge de 80 ans, au moment où l’on a le plus besoin de lui. Sa disparition, qui a retenti partout dans le monde, a été un coup grave à la culture togolaise, vu le rôle qu’il a joué dans sa promotion et sa visibilité à l’extérieur. Mais aujourd’hui, l’on se rend compte que Paul Ahyi n’est pas mort. Il est là, dans nos mémoires, mais aussi et surtout dans les œuvres qu’il laissées sur cette terre et que sa relève s’efforce à immortaliser à travers une myriade de projets culturels. Parmi les élèves de Paul Ahyi, se trouve Jean-Frédéric Aboussoubyè BATASSE qui nous fait explorer l’univers incontournable de son Professeur tout en partageant avec nous, ses convictions sur les arts plastiques au Togo et ses projets en cours de réalisation. Avant qu’il ne s’envole pour une tournée en Europe, nous lui avons arraché quelques mots que nous vous invitons à découvrir à travers cette interview.

 

Parlez-nous de vos tout débuts dans les arts plastiques ?

Déjà au cours primaire, mes tracées et croquis sont déjà remarqués et quand je les coloriais, ils sont appréciés. Au collège, j’ai amélioré mes dessins grâce à la correspondance avec des jeunes français à qui j’en envoyais et qui les appréciaient beaucoup chaque fois que je les leur envoie, à telle enseigne que s’il m’arrivait de ne pas en mettre dans l’un de mes courriers, elles en réclamaient. C’est moi qui faisais les croquis en géographie comme en sciences naturelles ou physiques à l’école. J’ai fait ma première exposition au Lycée Bon Berger de Kpalimé en 2003. C’est par là que je me suis dis que je peux moi aussi faire quelque chose parce la direction avait retenu trois de mes dessins que je leur ai offerts gracieusement.

Après mon Bac, je me suis inscrit à la Faculté de Droit et des Sciences Politiques à l’Université de Kara en 2004 après avoir fait ma première expérience à l’Université de Lomé avant de rejoindre Kara qui ouvrait fraîchement ses portes. Je trouvais qu’on allait me mouler pour devenir un enseignant de droit, un juriste ou un avocat, puisque c’est ce que la plupart des étudiants de cette faculté deviennent qui disent seulement le droit sans le créer, alors que moi je ne suis pas fait pour être un suiviste, mon destin n’étant pas d’être un mouton de panurge. Je suis fait pour créer, d’où le raccrochage de mes études pour me jeter dans les arts plastiques par autodidactie où j’ai fait deux expositions au Centre de Lecture et d’Animation Culturelle (CLAC) de Notsè en 2005, après avoir rencontré Confiteor (Coco Dossou) qui a beaucoup apporté pour mon évolution.

Ce parcours sera bouclée plus tard à mon entrée au prestigieux Atelier d’Arts Contemporains Africains du Professeur Paul Ahyi, plus précisément en 2005 et j’y suis sorti en 2008 avec une attestation qu’il m’a signée en me disant avec un fin sourire aux lèvres : "garde ça précieusement dans ta valise car cela te servira beaucoup".

 

Comment êtes-vous entré à l’atelier de Paul Ahyi ?

Tout a commencé en 2005 lorsque j’ai assisté à l’une des expositions du Professeur Paul Ahyi au Centre Culturel Français (Ccf) de Lomé. De là, j’ai demandé à le rencontrer, ce qui fut fait. En allant chez lui, j’avais sous la main, quelques unes de mes toiles. A sa première vue, j’étais surpris de l’accueil qu’il m’avait réservé : accueil chaleureux ! Du coup, il a retenu deux de mes tableaux et m’a fait un chèque en me disant : "je t’encourage, jeune Batassé à aller de l’avant", phrase qu’il a d’ailleurs remise en dédicace dans l’un de ses ouvrages d’arts qu’il m’avait offert ce jour-là. Je dois vous rappeler qu’avant d’entrer dans l’atelier du Professeur, il m’avait invité lui-même en janvier 2006 à l’exposition de l’association togolaise des artistes plasticiens (Astap 2) qu’il présidait.

 

Et qu’avez-vous appris concrètement pendant ces trois années que vous avez passées chez Paul Ahyi ?

C’était toute une école. J’ai performé ma sculpture, et il faut noter que ce sont des sculptures d’une très grande taille. J’ai appris diverses formes de peinture à savoir la monotypie, la peinture aux rouleaux, et j’en passe. On parlera de tout sans oublier le célèbre Zota par lequel Paul Ahyi s’était le plus distingué durant son parcours sur la terre. Le Professeur aimait que ce soit moi qui finisse toujours ses tableaux Zota, parce qu’il disait un jour : "Batassé connaît le dessin". Je dirai que tout ce qui se créait à l’atelier, consistait en même temps des cours d’arts plastiques, ce qui sous-tend qu’on avait créé des décorations murales en ciment blanc couvertes de granito, des décorations en céramique qui est une technique que le Professeur a le plus proposée et réalisée dans la sous région ouest africaine comme à Ouagadougou, Abidjan, Dakar, et nous n’oublierons pas les grandes sculptures en béton. Je ne passerai pas sous silence le modelage qui consiste à sculpter avec de l’argile. En même temps que j’étais dans l’atelier, je participais à nombre d’expositions, notamment "Vêpres poétiques" à l’hôtel Ibis, au Palais de Congrès en la mémoire d’Akofa Akoussa, à la Résidence de l’Ambassadeur de France au Togo, au Centre culturel français de Lomé avec le groupe "Territoire", "La Relance" au Goethe-Institut, "Paul Ahyi et son école" au TMB la maison du meuble non loin de la Colombe de la Paix, sans oublier celles faites dans son propre jardin.

 

Le 04 janvier 2010, le Professeur Paul Ahyi disparaissait. Qu’avez-vous gardé de lui ?

J’ai eu à lui dire un jour qu’il est plus qu’un père pour moi. Disons que le Professeur Paul Ahyi m’appréciait et tous les autres à l’atelier l’avaient aussi remarqué. Il me disait des choses de la vie que personne ne m’a jamais dites auparavant. En un mot, je dirai que c’était un homme bon qui avait le cœur sur la main et très compatissant. Bizarrement, aux lendemains de sa disparition, j’ai fait un grave d’accident de circulation d’où je suis sorti avec une fracture au pied. Ce qui m’avait empêché d’assister à son enterrement… bon je n’ai rien à prouver, tout a été déjà prouvé !

 

Le weekend surpassé, un Prix du journalisme a été lancé et porte le nom de Paul Ahyi. Quels sentiments vous ont animés lorsque vous l’avez appris ?

Personnellement, cela m’a plu qu’on donne à un prix d’aussi grande envergure, le nom du Professeur Paul Ahyi, mais je me suis juste demandé pourquoi un plasticien pour illustrer un prix du journalisme seulement. Voilà là où je suis très choqué malgré les raisons des organisateurs qui sont loin de nous convaincre ! C’est comme si on limitait la grandeur du nom de cet homme qui était d’abord artiste plasticien. Peut-être que demain, les gens se poseront des questions lorsqu’ils voudront donner ce nom à un prix.

 

Vous n’êtes pas le premier à avoir cette impression. D’autres acteurs culturels s’en plaignent. Alors que feriez-vous si vous étiez à la place des initiateurs de ce projet ?

C’est vrai, je ne suis pas le premier ni le seul à avoir ces impressions… ! A mon humble avis, come le Nobel qui est décerné à une multitude d’acteurs dans différents domaines, ce qui immortalise plus l’homme, et je proposerais que ce soit le Prix Paul Ahyi à la fois aux meilleurs journalistes, écrivains, poètes, plasticiens, céramistes, architectes, musiciens, et que sais-je encore ? Là, on comprendra l’initiative. Tout a été simplement limité à notre grande surprise.

 

Outre les arts plastiques, vous intervenez dans d’autres domaines culturels. Pouvez-nous en dire plus ?

Au même moment que j’étais dans l’atelier de Paul Ahyi, je suivais des cours d’art dramatique à l’Ecole studio théâtre d’art de Lomé (Estal) de Rodrigue Norman, d’où je suis devenu comédien-performeur. Grâce à mes facultés de plasticien, je suis en même temps scénographe. Je fais aussi de la poésie et j’ai fait partie d’une trentaine d’auteurs réunis dans une anthologie intitulée "Les Etoiles d’Outre-Ciel" parue aux Editions de la Rose Bleue en novembre 2007 avec feu l’ancien ministre Ephrem Dorkenoo à la suite de la toute première édition du festival dénommée Rencontre Internationale des Créateurs En Poésie (Ricep). Il ne faut surtout pas oublier que je suis choisi dans une autre anthologie intitulée "Préludes" du Cénacle qui est attendue pour le premier trimestre de l’année 2012. Je ne suis pas que comédien au théâtre mais je suis aussi acteur de cinéma avec déjà trois films dans lesquels j’ai joué à savoir "Le cercle des amoureux" avec Ciné riche en couleurs en 2006, "Venus de France" avec le réalisateur Abalo Kilizou où j’étais en même temps chef décorateur en 2008 et dernièrement dans "La fille du lac" en 2010.

 

Et justement on vous a vu plusieurs fois sur scène dans les centres culturels à Lomé…

Effectivement. Depuis l’Estal, on jouait déjà Jean-Marie Coltes, Anton Brechst, Karl valentin, "John et Joe" d’Agota Christophe qui est une création phare de notre Compagnie Artistique Carrefour qui fait le théâtre de rapprochement, c’est-à-dire nous apportons le théâtre dans les maisons avec mes amis Joël Ajavon, Jean Touglo, Frédéric Johnson… Je ne passerai pas sous silence, les multiples ateliers de création de performance avec la plasticienne-performeur Anne Tismer, avec Judith Loméaaa, et très récemment "Lomé en couleurs" qui nous conduira en Europe très prochainement.

 

Avez-vous des projets dans les jours à venir ?

Avec les amis de la Compagnie Artistique Carrefour, nous organisons des ateliers d’arts plastiques à Lomé où nous voulons faire des participants, de vrais praticiens. En octobre et novembre, je suis en tournée en Europe pour expositions, installations et "Kunstaktion" qui signifie en Allemand, "jeu d’acteurs". On en parlera plus à mon retour.

 


Réalisée par Kodzo A. Vondoly