Nom du blog :
africinfos
Description du blog :
Africinfos est un espace de communication réservé à l'actualité togolaise,africaine et mondiale.
Catégorie :
Blog Actualité
Date de création :
22.09.2010
Dernière mise à jour :
08.01.2017
>> Toutes les rubriques <<
· INTERVIEWS (58)
· CULTURE (29)
· LITTERATURE (57)
· POLITIQUE (56)
· SOCIETE (36)
· ACTUALITE (17)
· JUSTICE (16)
· MEDIAS (9)
· ETRANGER (16)
· EDUCATION (6)
Accueil
Gérer mon blog
Créer un blog
Livre d'or africinfos
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
· Les raisons de l’implication de Bodjona dans l’Affaire Agba
· Le Best Of du chantre Boniface officiellement lancé à Lomé
· L’artiste togolais Papou "Au bout du tunnel"
· Togo : Véritable envers de l’exploitation du phosphate
· Monique Quizi Handlos élue Miss Togo 2011
· Colonel Yotroféï Massina pour renverser Faure Gnassingbé?
· Interview d’Amron, rappeur togolais
· Interview de Guy Rodrigue, artiste de la chanson gospel
· Interview de Mawuse HEKA, Directeur des Editions AWOUDY
· Interview de Kézita, Artiste togolaise de la chanson
· Le Gal Assani Tidjani dans le collimateur des lycanthropes
· Pascal Bodjona "kidnappé" et gardé à la gendarmerie
· Un voleur pris en flagrant délit dans un Snack bar à Nukafu
· Interview de Jean Galy-Jamou, artiste franco-togolais
· Affaire Bertin Agba : Pascal Bodjona échappe à l’abattoir
afrique amis anniversaire annonce art article artiste belle bonne burkina cadre chez
Derniers commentairesc'est une belle initiative
Par Anonyme, le 18.01.2025
j'ai des ouvrages à sortir. donner moi votre contacts et votre position géographique.
Par Anonyme, le 20.04.2023
07.45.46.91.07 / +33745469107
speedeweed@pro tonmail.com
nous avons des pochettes de fleur de cbd et des
Par SPEEDEWEED@PROTONM, le 11.12.2022
07.45.46.91.07 / +33745469107
speedeweed@pro tonmail.com
nous avons des pochettes de fleur de cbd et des
Par SPEEDEWEED@PROTONM, le 11.12.2022
07.45.46.91.07 / +33745469107
speedeweed@pro tonmail.com
nous avons des pochettes de fleur de cbd et des
Par SPEEDEWEED@PROTONM, le 11.12.2022
Comme promis en 2014, l'ouvrage LE JOURNALISME AU TOGO: CONTRAINTES ET RÉALITÉS DU TERRAIN de Kodzo Adzewoda VONDOLY vient de paraître. Cet ouvrage de 234 pages, subdivisé en 17 chapitres, est la somme de ses enquêtes et analyses sur la presse privée togolaise, et dont l'élaboration a débuté fin 2009. Plusieurs confrères journalistes au Togo et ailleurs y ont donné leurs avis sur des sujets ou thèmes d'actualité dans la corporation, entre autres, la précarité qui y prévaut, la réticence des uns et des autres à voir signée la convention collective de la presse, les agressions dont sont souvent victimes la plupart des journalistes, aussi bien dans leur vie quotidienne que sur les lieux de travail, la politique discriminatoire de distribution des publicités aux medias et leurs causes, le processus d'invitation sélective des medias aux voyages officiels des autorités togolaises, etc...
«Je suis ravi d'avoir ouvert une brèche sur les problèmes qui minent la presse togolaise, aujourd'hui discréditée pour des raisons inexplicables. Ce n'est qu'un début, d'autres confrères pourront continuer ce travail, bien sûr après avoir donné leurs avis sur mon livre. Je suis prêt à tout débat à ce propos.», a laissé entendre l'auteur, Kodzo A. VONDOLY.
L'ouvrage est dans les librairies et à la Maison de la presse à Lomé dès ce lundi 16 février 2015 au prix de 7000f.
Jugez vous-mêmes à partir de cette image, l'enfer que Kokou Tozoun de la HAAC promet aux journalistes togolais.
Transparence et crédibilité des élections au Togo :
Le RAJOSEP et le CACIT outillent les journalistes
Le jeudi 13 septembre 2012, une table ronde a réuni des journalistes de médias publics et privés du Togo au siège d’Amnesty International à Lomé. Au menu des discussions, la transparence et la crédibilité des élections au Togo.
A l’initiative du Réseau africain des journalistes sur la sécurité humane et la paix (Rajosep) et du Collectif des associations contre l’impunité au Togo (Cacit), la table ronde qui a pour thème : «Transparence et crédibilité des élections au Togo : Contribution des journalistes», a pour but de mettre à la disposition des journalistes, des outils nécessaires pour une bonne couverture des élections au Togo.
Par des moyens très adaptés à leur profession, les journalistes peuvent, à travers l’exercice leur métier, apporter leur touche à la transparence et à la crédibilité des élections. Avec trois communications, les journalistes présents à la table ronde ont pu acquérir d’autres connaissances devant leur permettre de mieux jouer le rôle qui leur revient dans la bonne tenue des élections.
Le premier communicateur, Noël Kokou Tadegnon, journaliste et formateur, a attiré l’attention de ses confrères et consœurs sur l’importance des réseaux sociaux dans l’accompagnement d’un processus électoral en vue de garantir plus de transparence. Autour du sous thème : «Quels défis pour les journalistes ?», il a énuméré certaines stratégies par lesquelles les hommes de médias peuvent accompagner les élections avec une couverture aussi large que réussie. Dans son développement, il a insisté sur le plan de couverture en périodes électorales, lequel plan devant servir de guide pour les journalistes qui veulent bien informer les populations sur toutes les étapes des élections, qu’elles soient législatives ou présidentielles. Il n’a pas manqué d’appeler les journalistes à éviter des pièges qui peuvent mettre à mal leur travail sur le terrain, avec les exemples concrets de ceux des pays voisins comme le Sénégal et le Ghana.
A son tour, Victor Aladji, Chargé de la déontologie, de l’éthique et de la formation à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) a entretenu les journalistes sur le monitoring des médias par son institution en périodes électorales. Il est parti des textes réglementaires de la Haac sur les élections passées et à venir en passant par l’effort que les journalistes doivent eux-mêmes fournir pour éviter des dérapages au cours de ces périodes sensibles de l’histoire d’un pays comme le Togo.
«Journalistes et élections : le cas du Sénégal et du Ghana», c’est sur ce sous thème que Got’liebe Bataba-Agamah, Consultant en technologies de l’information et de la communication a enrichi les échanges au cours de la table ronde, à travers Twitter, un réseau social.
La table ronde a pris fin sur une note de satisfaction des journalistes présents.
Précisons qu’au cours de la cérémonie officielle, les responsables du Rajosep et du Cacit ont tour à tour, relevé l’importance du travail des journalistes lors des élections. «C’est une nécessité pour les journalistes d’être outillés afin de mieux répondre aux aspirations des populations lors des élections. Des informations vraies et à temps, voilà ce qu’on attend des professionnels des médias en ces périodes trop mouvementés. Comme vous le savez, une élection non transparente et non crédible, est sources de violence, ce qui entrave le développement et la paix dans un pays. Le rôle des journalistes dans le déroulement normal de tels processus, est d’une importance capitale», a déclaré le Président du Rajosep, Sylvio Combey. Pour le Directeur exécutif du Cacit, André Kangni Afanou, «cette table ronde vient à point nommé, au moment où le Togo s’apprête à renouveler son Assemblée nationale. Notre rôle est d’accompagner les médias dans leur travail afin qu’ils puissent contribuer efficacement à la transparence et la crédibilité des élections au Togo».
Kodzo A. Vondoly
Les trois membres du nouveau comité. De gauche à droite, Honoré BLAO, Augustin AMEGA, Bouraïma TCHABORE
Le vendredi 7 septembre 2012, un nouveau comité de gestion de la Maison de la presse a été présenté aux médias. Il a pour Directeur, Honoré Tchalim Blao.
Après quelques années de difficultés, la Maison de la presse vient d’être dotée d’un nouveau comité de gestion qui a pour mission de le redresser pour enfin servir réellement aux hommes et femmes de médias togolais.
Lors de la rencontre, le nouveau Directeur, Honoré Blao a fait une brève présentation de la feuille élaborée à cet effet.
En effet, la Maison de la presse qui est un lieu de travail pour les journalistes togolais, ne répond pas aux aspirations de ces derniers comme il le faut. Des malversations et autres problèmes qui ont caractérisé sa gestion dans les années antérieures, ont fait perdre sa valeur et ses partenaires traditionnels. Pour la sortir de l’impasse, le nouveau comité base ses actions sur le développement des médias à travers le renforcement permanent des capacités des journalistes et techniciens au sein des médias et le renforcement des organisations professionnelles, représentatives des médias au Togo.
Pour y arriver, un plan stratégique inclusif sera élaboré dans un bref délai, ce qui permettra au comité de mieux affronter les problèmes qui se posent actuellement à la Maison de la presse pour bien les résoudre. Beaucoup de projets sont donc conçus pour redonner une place de choix à la Maison dans le paysage médiatique, dont la création d’un centre médical, sa dotation d’une installation d’Internet avec wifi pour faciliter les recherches aux journalistes.
«Nous avons besoin du soutien de tous les acteurs pour atteindre l’objectif qui nous est assigné, que ce soient l’Etat ou les partenaires en développement et toute la corporation des professionnels des médias et de la communication. Nous allons donner un nouveau souffle et un nouveau visage à la Maison de la presse pour offrir un service adéquat à tous les médias», a déclaré Honoré Blao.
Ce nouveau comité de gestion est mis sur pied le 17 août 2012 par Honoré Blao qui a été retenu suite à un appel d’offre lancé conformément à une convention de gestion signée par l’Union des journalistes du Togo (Ujit) et le Conseil national des patrons de presse (Conapp). Il a six années pour accomplir sa mission de redressement.
Le Directeur est assisté dans sa mission par Augustin Amega, Responsable du développement des ressources, Chargé des finances, et Bouraïma Tchaboré, Responsable administratif et du personnel, Chargé de l’administration.
Kodzo A. Vondoly
Palouki MASSINA, DG ART&P
Le jeudi 19 janvier dernier, le collectif « SOS Journaliste en danger » a organisé une marche de protestation qui a drainé des milliers de Togolais dans les rues de Lomé. Un moyen de pression pour exiger la réouverture de X Solaire, une radio privée illégalement fermée par l’Autorité de Réglementation du secteur des Postes et Télécommunications (ART&P).
« Massina démission, Palouki démission ! », « X Solaire, réouverture ! », scandait la foule qui a pris d’assaut les artères de Lomé pour dire non à la volonté délibérée du Directeur de l’ART&P, Palouki Massina de définitivement retirer la fréquence à la radio X Solaire, mise sous scellé depuis le 29 novembre 2010.
Face à cette dérive de Palouki Massina, un juriste et professeur de droit de surcroit, SOS Journaliste en danger n’a de cesse martelé que « Seule la justice peut décider de la fermeture d’un média » et par conséquent, « l’ARTP outrepasse ses prérogatives ». En effet, cette décision esten violation de l’article 58 de la loi organique N°2009-029 portant modification de la loi organique N°2004-021 du 15 décembre 2004 relative à la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), et de l’article 3 de la loi n° 98-005 du 11 février 1998 sur les télécommunications qui extrait du champ d’application de ladite loi, les radios et télévisions.
Les diverses actions des organisations de presse (pétition au chef de l’Etat et concert musical par « SOS Journaliste en danger » couplées de négociations de coulisse menées par le Conap et l’Ujit) n’ont malheureusement pas permis de ramener Palouki Massina à la raison. Pire, le 16 décembre 2011, l’ART&P a informé par courrier les responsables de la radio X-Solaire que la fréquence de leur station sera définitivement retirée le 19 janvier 2012 pour défaut de récépissé.
Saisi, le collectif a riposté en annonçant une marche pour protester contre cette fermeture illégale. Dans la foulée, le 18 janvier, à la veille de la tenue de la marche, le fameux récépissé a été curieusement délivré aux responsables de la radio en présence des responsables de SOS Journaliste en danger par le ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales, Pascal Bodjona qui n’a pas manqué de demander aux organisateurs de la marche de tirer les conséquences de son geste de diligence. « Nous ne réclamons pas la délivrance de récépissé mais l’ouverture sans condition de la radio X Solaire », a rétorqué le collectif qui a maintenu sa marche.
Partie de la place colombe de la paix, la gigantesque marche qui a connu la participation des Oddh et partis politiques, a échoué sur l’esplanade du Palais des congrès de Lomé où les organisateurs ont livré leurs messages. « Nous avons maintenu cette marche, malgré la délivrance du récépissé par l’autorité compétente parce que nous voulons voir les scellés de la radio X Solaire levés par l’ART&P. Force est de constater que la radio reste fermée jusqu’à l’heure où je vous parle. Si M. Palouki Massina refuse de rouvrir X Solaire, nous allons mener d’autres actions d’envergure les jours à venir. Restez mobilisés et répondez massivement à nos appels tels que vous venez de le faire », a déclaré en substance Francis Pedro Amuzun, conseiller du collectif.
D’un Massina à l’autre
Prenant la parole au nom des Oddh, Me Célestin Agbogan, Secrétaire général de la Ltdh, a fait remarquer qu’au cours des manifestations, la famille Massina est de plus en plus décriée : « Le jeudi dernier, nous, organisations de défense des droits de l’Homme, avions manifesté dans les rues contre l’impunité, la violation des droits de l’Homme et les cas de tortures, de traitement inhumain ou dégradant à l’Anr. Un service public dirigé par Yotrofeï Massina, le frère de l’autre Palouki Massina, Directeur de l’ART&P aujourd’hui incriminé pour ses dérives », a-t-il relevé avec véhémence. « Si M. Palouki Massina qui sait très bien qu’il n’a pas le droit de fermer une radio, persiste dans sa logique, nous allons organiser un sit-in à l’ART&P la semaine prochaine pour exiger la réouverture de la radio X Solaire », a annoncé le porte-parole des Oddh.
Notons que les marches du collectif SOS Journaliste en danger pour décrier les dérives administratives sont toutes dirigées contre des services publics tenus par les Massina. La première marche du collectif organisée le 6 août 2011, réclamait la démission du Colonel Yotrofeï Massina à la tête de l’Anr. La seconde exige la démission d’un autre Massina, Palouki, le tout puissant directeur de l’ART&P, Secrétaire général du gouvernement togolais qui refuse toujours de procéder à la réouverture de la radio malgré le récépissé à lui transmis depuis le mercredi 18 janvier 2012 par les responsables de X Solaire. Curieusement, Palouki Massina a renvoyé les dossiers aux responsables de la radio, arguant du fait que selon la procédure normale, c’est à la Haac que le récépissé devrait être transmis et non à l’Art&p. Le savait-il avant ?
SOS Journaliste en danger entend multiplier des actions en faveur de la réouverture de X Solaire. Une conférence de presse est prévue demain mercredi à cet effet.
A.E
Depuis presque un demi siècle, des générations entières d’Africains subissent la tyrannie, le mépris de M. Béchir Ben Yahmed et de son groupe de presse, et ce n’est pas fini, car ses rejetons sont là à l’œuvre et travaillent à pérenniser l’œuvre de colonisation de nos esprits et de dépouillement de nos deniers publics. Qu’a-t-il apporté ce groupe de presse aux Africains ? La question mérite d’être posée, tellement cette famille s’est enrichie plus que de raison sur le dos des Africains. Bras armé de la françafrique, la ligne éditoriale du « sac à merde » comme l’a qualifié un homme politique malien, s’est toujours alignée sur les positions néocolonialistes françaises. Les violons s’accordaient régulièrement entre BBY et Jacques Foccart qui révéla dans ses mémoires qu’il avait un rituel d’un dîner par mois avec le propriétaire de J.A. La complicité entre les deux hommes était telle qu’à sa mort, Jacques Foccart désigna BBY comme son légataire testamentaire universel. Que peuvent attendre les Africains du légataire de Foccart ? Que peut-il leur offrir ? A part, les maintenir autant et aussi longtemps que possible dans les liens du pacte colonial ?
« BBY devenait le gardien et, en fait, l’agent de commercialisation des mémoires de l’homme ayant, outre des opérations telles que le débarquement des mercenaires en 1977 au Bénin, perpétué la présence néocoloniale de la France dans ses ex colonies et ainsi permis à la France de partir pour mieux rester » releva Antoine Glaser. Le groupe JA faisait bel et bien partie du réseau Foccart.
BBY a-t-il convaincu de son indépendance ?
Ou bien a-t-il tout simplement réussi à convaincre qu’il était un sous fifre de la Françafrique, informé, managé et exécutant toutes les missions qui pouvaient aller de la terreur médiatique à la mise à mort, programmées dans les sous-sols de la Foccardie, puis de ses successeurs ; l’empire JA puise ici sa source et le fondement de sa puissance ; une puissance dont l’expression première est sa capacité de nuisance, sa détermination à salir, à insulter les dirigeants et Chefs d’Etat de la seule Afrique Noire. Car de mémoire d’homme, on n’a jamais vu BBY traiter ou qualifier un Chef d’Etat arabe, de dictateur, de tueur, et pourtant certains ont instauré de monstrueuses tyrannies qui, pour le moins, n’ont rien à envier à toutes les « dictatures » africaines qu’il n’a cesse de dénoncer et de brocarder en des termes orduriers et racistes.
« Aboul le fric » est la devise du groupe, les Chefs d’Etat Africains doivent payer pour qu’on les épargne, s’ils refusent, ils se font descendre, et leur entourage de souligner le tirage de J.A. à X...Exemplaires, de prévenir que leur avidité non satisfaite se transformerait en haine et en poursuite infernale contre eux ; alors de grâce, payez pour avoir la paix, payez pour qu’il vous lèche les bottes, plutôt que de le voir vous déverser sa bile. C’est le discours qu’on entend régulièrement dans les couloirs des présidences africaines.
Ainsi donc, à cette opération de chantage bien menée, s’ajoute une escroquerie qui consiste en ce que chaque semaine, le journal est vendu deux fois ; une première fois à l’annonceur - Chef d’Etat ou homme politique - puis une seconde fois au pauvre lecteur que nous sommes qui, perdons notre temps à acheter et à enrichir depuis plus de 60 ans une famille qui n’a aucune considération pour nous si ce n’est que de s’appliquer à vider les poches de nos responsables sans aucun scrupule.
Quoi de plus convaincant que des exemples concrets, entrons donc dans les égouts du journal et faisons la lumière sur ses pratiques douteuses. Du Cameroun au Gabon, en passant par la Côte d’Ivoire, le Sénégal, tout le monde est logé à la même enseigne ; seule la rapide docilité de certains à allonger le blé aux journalistes commerciaux de J.A, explique la différence de traitement.
C’est ainsi qu’aux dossiers incendiaires dont le but est de maintenir la pression plutôt que d’informer, succéderont des reportages qui sont, en fait, des publi-reportages de même que l’enquête journalistique est en fait une quête publicitaire. Aujourd’hui, JA fait face dans l’arène médiatique à une presse privée africaine qui devient très audacieuse et dynamique, vous comprendrez pourquoi la vénalité de cette famille la pousse au chantage, aux menaces dans leur course de rattrapage. Véritable outil de propagande, l’hebdomadaire n’accepte ni la concurrence ni le refus d’adhérer à ses idées mercantiles. Exemples :
Le Cameroun
Un contrat portant sur la somme de 650 millions de FCFA à verser chaque année permet au régime de Paul Biya de bénéficier d’un traitement de faveur. Le Gouvernement paya sans râler pendant 4 ans, puis en a eu marre, surtout que l’impact positif des articles de JA n’a jamais été prouvé, de même que les retombées en termes d’image sont une belle arnaque et personne n’y croit. Aussi, malgré plusieurs relances, on fit la sourde oreille à Yaoundé. Pendant ce temps, à Paris, la famille BY affute ses couteaux, et pond un dossier sur les 50 personnalités qui comptent en Afrique et, bien entendu, Paul BIYA est zappé et sérieusement critiqué sur tous les angles.
Le Gabon
Véritable vache à lait, le Gabon a toujours les plus lourdes factures au groupe JA. Selon les anciens du journal, Bongo assurait les fins de mois de l’hebdomadaire à lui tout seul. Il serait fastidieux de lister 40 ans de collaboration fructueuse ; aussi citons les scandales encore fumants comme celui souligné par la Lettre du Continent : Le groupe Jeune Afrique a édité, via sa régie publicitaire Difcom dirigée par Danièle Ben Ahmed, un bon de commande à l’attention de la présidence de la République gabonaise pour la réalisation d’un guide “Ecofinance” sur le « +Gabon ». Mais, selon la même Lettre confidentielle, depuis cette date, il n’y a aucun retour du côté gabonais. Le directeur exécutif de la rédaction, Marwane Ben Yahmed, fils de BBY, a donc enfilé sa casquette de VRP. Il est monté au créneau pour rappeler à la ministre gabonaise de la communication, Laure Olga Gondjout, la “longue collaboration” entre Jeune Afrique et l’ancien président Omar Bongo Ondimba… Des menaces à peine voilées.
Le Sénégal
La presse sénégalaise s’offusque régulièrement des sommes astronomiques dépensées pour fermer la bouche au journal J.A. qui n’a pas bonne presse malgré le fait que de nombreux sénégalais aient travaillé dans la maison. De vives tensions avaient opposé le régime de Diouf à BBY au sujet de la couverture de la crise qui a opposé le Sénégal à la Mauritanie en 1989. Les premiers papiers de JA étaient une véritable lapidation médiatique du régime de Diouf. L’élite sénégalaise avait bien compris le message, BBY avait choisi le camp de ses frères arabes. Le régime de Diouf paniqua et envoya une délégation pour négocier à coups de millions, non pas le respect de la Vérité ou une certaine éthique professionnelle dont le journal n’en a que faire, mais plutôt un équilibre dans la présentation des évènements. Le Sénégal avait parfaitement à l’esprit le racisme du propriétaire de l’hebdomadaire mais aussi la connaissance de l’octroi de licences de pêche à certains responsables du groupe par le régime de Ould TAYA.
Le Tchad
On peut dire que le cas du Tchad peut se résumer à la personne du président Habré, à son combat contre Khadafi et à la position de BBY. La façon dont BBY, un vieillard de 83 ans s’occupe personnellement, avec une haine féroce, à démolir l’image de Hissein Habré (HH), a poussé ses propres collaborateurs à s’interroger sur cette attitude.
Au début, était le contrat qui le liait à Kadhafi, conclu pour accompagner et maquiller la politique expansionniste de la Libye au Tchad et dans la sous-région. Toutefois, les milliards encaissés par la famille BY n’expliquaient pas toute cette folie en continu depuis plus de 30 ans. Le 14 juillet 1988, le président HH fut l’invité d’honneur de la fête nationale française, durant sa visite à Paris dans le cadre de ces festivités BBY adressa une invitation au Président HH au siège de J.A. Ce dernier déclina l’invitation. Le Roi Béchir le prit très mal, lui qui se considérait comme l’égal de ces Excellences, selon les confidences d’anciens de la maison. Un coin du voile fut levé grâce à une grande dame de la politique sénégalaise, ancienne ministre, elle donna une clé pour comprendre la haine qu’il éprouvait pour HH.
BBY avait été profondément traumatisé par les évènements Tchado-libyens. Elle expliqua que « lors de la chute de Ouadi-Doum, elle était en train de dîner avec le couple Ben Yahmed dans leur domicile ; les télévisions françaises étaient déchaînées sur l’actualité brulante de l’heure à savoir, la totale déconfiture de la puissante armée libyenne ; des milliers de soldats libyens venaient d’être faits prisonniers par l’armée nationale tchadienne, tout l’état major libyen avait été fait prisonnier et quelques instants plus tard, les images de soldats libyens menottés, certains assis, d’autres à genoux, défilèrent sur les écrans … Silence lourd et pesant, BBY blême, accuse le coup, au bord des larmes, il contient difficilement son émotion, sa rage plutôt; il se sent humilié jusqu’au plus profond de son être. D’une voix éteinte, oubliant qu’il n’était pas seul, il balbutie : « Jamais, jamais des Noirs n’ont mis à genoux des Arabes. Comment ont-ils osé ? Je consacrerai ma vie à le leur faire regretter amèrement …. » Et c’est ainsi que le Président Hissein Habré paie depuis plus de 30 ans, pour le courage qu’il a eu d’affronter Khadafi, d’avoir mobilisé son peuple, son armée pour mettre fin à une barbarie sans nom. Des troupes libyennes ont semé la terreur, envahi le pays, commis des crimes horribles, il est vrai avec la complicité active d’hommes politiques tchadiens. Malgré cette horrible réalité vécue par le peuple tchadien, l’esprit enfiévré et raciste de BBY n’a enregistré que la dernière séquence pour monter son propre film pour nourrir et alimenter sa haine et son désir de vengeance qu’il lèguera à ses fils déjà positionnés pour pomper à leur tour l’argent des Africains.
A cette vanité raciste, il faut ajouter qu’il lui revient de brasser du vent pour la françafrique à laquelle il appartient ; d’où son engagement inlassable dans l’affaire HH qui lui permet, par ailleurs, d’en imposer au désormais sur-liquide Deby qui arrose abondamment les différents envoyés spéciaux de J.A. A fonds perdus, vue sa désastreuse image tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Le pauvre ! Avec les catastrophiques résultats du Tchad, dernier du peloton dans plusieurs domaines, avec l’échec du Projet Pétrole, les rapaces de J.A. auraient de quoi écrire pendant 30 ans.
La Mauritanie
C’est François Soudan qui a le dossier Mauritanie, lui qui dit : On aurait des racines dans ce pays. L’équipe de J.A. a joué à fonds la carte Ould Taya en dressant un portrait très flatteur : « A 62 ans, Ould TAYA est plus habile, plus déterminé que jamais… » et invitant les lecteurs à ne jamais le sous estimer…. Puis c’est le coup d’Etat de Mohammed El Vall , le nouveau Président après avoir fait refouler François Soudan, temporise et sort son chéquier, du coup virage à 90° pour nos experts pour qui selon le bon mot du journaliste Hugueux « l’analyse du contenu de J.A. atteste une souplesse d’échine que ne renierait pas le plus talentueux des contorsionnistes. Quand l’appel de titre devient appel de fonds. » (Nous vous invitons à lire l’ouvrage du journaliste). Le coup d’Etat en Mauritanie est donc une divine surprise pour J.A. (500.000 euros encaissés selon la presse). Quant au pauvre Ould TAYA, il est perçu désormais comme « timide, distant, cassant, enfermé dans une logique sécuritaire et fonçant dans le mur … ».
Le Rwanda
Pendant longtemps, le régime de Juvenal Habiarimana a signé les contrats publicitaires les plus importants, J.A. a fait des affaires en or avec les auteurs du génocide. Désormais, on fait la cour à Kagamé, signature d’un contrat de 350 000 dollars, Francois Soudan exalte Paul Kagamé, désormais décrit comme ayant fait de son pays un paradis sécuritaire etc.
Ainsi dans le royaume de J.A, la boussole qui guide la ligne éditoriale a pour balancier l’appétit de l’argent. Lequel explique que la somme des sujets tenus à distance est égale à celle des non sujets matraqués en permanence. C’est la parfaite illustration de la coïncidence entre les intérêts des dictatures avec ceux de l’information comme l’ont souligné avec pertinence des journalistes camerounais. Les journalistes de J.A. bombent le torse, arrogants, ils ont le droit de se croire puissants et de travailler à la légende dorée de leur indépendance… Personne n’est dupe.
Quelques esprits pourraient néanmoins ne pas croire au racisme de BBY, pour se faire une idée, écoutons les journalistes africains noirs qui ont travaillé avec lui pendant parfois de longues années et qu’il a foutu à la porte ou poussé à la démission ou bien qui ont préféré partir (comme Marie Roger BILOA ou Blaise Pascal TALLA).
Le journaliste Jean Baptiste PLACCA a eu un clash avec BBY au sujet de Nelson Mandela, plus précisément, lors de la libération de Mandela et de la couverture de l’évènement du siècle. BBY refuse d’envoyer un reporter couvrir ce qui est pour lui un non évènement. On peut le faire depuis Paris maintient-il. Son collaborateur est choqué, le Roi Béchir est nu, sa face hideuse explose au grand jour, M. Placca quitte le groupe JA.
Francis KPATINDE, journaliste depuis 19 ans à J.A. assiste, ce jour de novembre 2004, à une conférence de rédaction à laquelle prend part l'ancien journaliste français Henri Marque (RTL), ami de Ben Yahmed et invité par ce dernier à assister aux débats de son équipe. M. Marque déclare sans sourciller que la «paresse est congénitale chez les Africains.»
Outré, Kpatindé juge ces propos inadmissibles et dénonce le racisme du vieil ami de son patron, lequel ami menace de quitter les lieux si l'impertinent Noir ne présente pas ses excuses. «Jamais de la vie !», répond Kpatindé face à l'insistance de son «boss» qui tient à ses relations avec Henri Marque. BBY prend la chicotte et les coups pleuvent sur Kpatindé ; réprimandes, harcèlements, retraits de rubriques, et voilà que le journaliste béninois présente sa lettre de démission à BBY. En voici un extrait :
« … Votre ire s'est accrue, en novembre dernier, après ma réaction, en conférence de rédaction, contre les propos racistes - à l'égard des Africains - de l'un de vos collaborateurs. Au lieu de m'apporter votre soutien, vous avez semblé prendre le parti de l'intéressé. Il est évident que je ne puis accepter cette façon de faire et le harcèlement continu dont je fais l'objet depuis plusieurs mois. Je me réserve donc le droit de donner une suite à ces comportements pour le moins inadmissibles au sein d'une entreprise qui tire profit, plus que de raison, de l'Afrique. »
Que dire du journaliste SENNEN qui, ravagé par un cancer de l’intestin en phase terminale, recevait de BBY, sur son lit de mort à l’hôpital, des lettres de mises à pied pour causes d’absences prolongées… !
Ou encore du journaliste Sénégalais Elimane Fall, jeté, repris, rejeté, cent fois humilié. La machine à broyer de BBY tourne à plein régime et pour lui, les Noirs ne connaissent que la chicotte. Cela s’applique dans le cadre professionnel avec ses employés africains qui lui doivent obéissance, soumission et doivent s’exécuter et surtout la fermer et garder yeux et tête baissés.
C’est la conception coloniale du « BOYE » noir, homme à tout faire, que dis-je, bête de somme. Illustration : Vous êtes journaliste, diplômé, connaissant votre travail et le faites sérieusement. Mais, BBY exige que vous vous transformiez en agent collecteur de bons de commande auprès d’entreprises africaines, auprès d’hommes politiques dans le pays où vous êtes en mission. Au besoin, une ridicule petite commission est concédée pour justifier cette substantielle et unilatérale modification de votre contrat de travail. Mais vous estimez ne pas être intéressé par cette commission n’ayant pas une formation de commercial ; Comme s’exprimait ainsi Francis Kpatindé dans sa lettre précitée : «….Laissez-moi, vous rappeler une de vos correspondances dans laquelle vous me proposiez 5% de commission si, au cours de mes voyages, je vous ramenais des contrats commerciaux et des actionnaires. Je peux également citer ces étranges correspondances, auxquelles je n'ai jamais donné suite, d'une responsable de l'entreprise me demandant de lui faire parvenir des listes de prospects pour l'actionnariat et l'abonnement patrimoine. J'ai, bien entendu, les moyens de prouver ce que j'avance. »
L’extraordinaire imagination de BBY ferait des jaloux.
Des articles payés rubis sur ongle font suite à des insertions publicitaires d’entreprises, mais aussi des abonnements à tarifs spéciaux, sans compter des achats d’actions du groupe. Constatons que presque tous les Chefs d’Etat africains, beaucoup d’hommes politiques opposants ou non, des chefs d’entreprise ont été démarchés pour acheter des actions, et bien sûr l’arnaque consiste à ne pas être considéré comme un actionnaire normal à qui les résultats de la société sont communiqués et qui peut légitimement s’attendre à toucher des dividendes de l’empire BBY. Mais, il ne faut pas rêver !
Selon, le Canard Enchainé, le bouchon a été même poussé plus loin quand un chef d’entreprise tunisien ayant acquis, sur injonction de la présidence de son pays, des actions du groupe, exprima par écrit, le souhait de les revendre après 10 ans, BBY refuse et lui répond : « Comme vous le savez l’achat des 263 actions l’ont été dans le cadre d’un achat fait par 41 sociétés tunisiennes à la demande de la présidence tunisienne (Ben Ali). Cet achat a été coordonné et centralisé par les deux directeurs de cabinet respectifs. Donc pour la revente, vous devez suivre la même procédure à rebours. » Incroyable, non seulement les dictatures africaines amies de BBY obligent leurs sociétés à acheter des actions du groupe J.A. pour renflouer leur caisse, opération financière en pure perte puisqu’aucun dividende ne vous est jamais versé, mais en plus impossible de revendre les foutues actions, même à vil prix ! Y a-t-il une posture plus déshonorante que celle-ci ?
Le groupe a pourtant une situation florissante, une affaire extrêmement rentable, qui ne peut être que rentable vu ses méthodes managériales sui generis. La preuve c’est qu’aucun des fils de BBY n’a essayé de faire ses preuves dans une autre activité, pourquoi aller vers l’inconnu quand on a une mine d’or entre les mains, et qu’il suffit d’en faire une affaire familiale pour en garder tous les bénéfices.
Imaginez une seconde, la razzia que fait ce journal sur les comptes de nos pauvres Etats : La grande interview-propagande politique d’un Président tourne autour de 800.000 euros selon les finances du pays, 940.000 euros pour la Guinée Equatoriale, plus la collecte d’insertions publicitaires à 10.000 euros la page ; toutes les entreprises du pays y passent et l’envoyé spécial de J.A. y veille avec le Cabinet présidentiel ; et, en plus l’abonnement spécial obligatoire pour les entreprises, et encore l’achat d’actions qui ne produiront aucun versement de dividendes.
Sans compter ce qui pourrait figurer dans le livre Guinness des idées les plus diaboliques, à savoir : l’abonnement à vie à Jeune Afrique avec la touche spéciale c'est-à-dire que l’abonnement est transmissible avec votre héritage à vos enfants. Il fallait y penser. N’oublions pas les fameux Atlas, revues touristiques qui coûtent au bas mot 100.000 euros tirés à un nombre important d’exemplaires, faites le calcul !
Ce n’est pas fini, il arrive que les experts de J.A. vous tiennent la main pour écrire, comme par exemple, le président Obiang Nguéma de Guinée Equatoriale pour son livre « My life for my People » !
Constatez la saignée à blanc de nos Etats par des donneurs de leçons sans égal. Que pensent les institutions internationales préoccupées par la bonne gouvernance de ces dépenses inappropriées ? Tout cet argent dépensé à engraisser des maîtres chanteurs, aurait pu être plus judicieusement utilisé ! Il est vrai que le groupe est un démembrement de la Françafrique, entre copains, c’est toujours le renvoi d’ascenseur.
De plus, la fragilité des pouvoirs en Afrique dope les actions de communication, c’est en quelque sorte leur terreau fertile.
Les rares visites de BBY sur le continent Noir sont à relever, cela participe de la distance nécessaire qu’il met pour contenir, loin de lui, les responsables africains qu’il méprise et avec qui, il ne souhaite partager aucune familiarité, ne parlons pas d’amitié.
Dans cette logique, il refuse leurs médailles mais accepte leurs chèques. Il n’est pas question pour S Y Béchir de se rabaisser au niveau d’un roitelet nègre. Quelques petites exceptions, il lui est arrivé d’aller quémander le président Houphouet à domicile ainsi que le président Bongo quand les temps étaient cailloux pour lui. Récemment, il était prêt à abandonner son actionnaire Ouattara pour se rendre à Abidjan sceller une réconciliation avec Gbagbo et faire main basse sur un pactole, mais les conditions fixées par Gbagbo furent jugées trop draconiennes. Au Sénégal, il avait obtenu un crédit bancaire pour renflouer les caisses de J.A. avec l’aval du président Diouf, la presse sénégalaise rappelle souvent au propriétaire de J.A. qu’il n’a pas remboursé le prêt consenti.
C’est ainsi que la terreur médiatique qu’il inspire, son appartenance d’abord au Réseau Foccart, puis à la Françafrique lui a permis, malgré les insultes régulières, les diffamations multiples et ce pendant plus de 60 ans, excusez du peu, de n’avoir eu aucune plainte dirigée contre lui et jugée. Absolument renversant. La seule exception est la plainte introduite par les avocats du président Hissein Habré pour un faux grossier à savoir, une pseudo interview que leur aurait accordée l’ancien président Tchadien.
BBY a estimé que cette initiative relevait de l’audace et qu’il ne devait pas permettre à d’autres de suivre cet exemple. D’où les multiples gesticulations de ses avocats pour demander aux réseaux françafricains de ne pas oublier de lui renvoyer l’ascenseur, à lui membre de la confrérie au nom des bons et loyaux services rendus pour servir les intérêts de la France. La décision de justice rendue mérite le détour : le juge français a déclaré que « le président Hissein Habré n’apportait pas la preuve qu’il n’a pas accordé d’interview à J.A. et BBY aussi, n’a pas pu apporter la preuve que HH leur a accordé une interview…!». Tout le monde a compris, car, la charge de la preuve incombait bien à J.A. qui a prétendu que Hissein Habré leur avait donné une interview ; et, tous les journalistes le savent, dans un cas pareil, on a des courriers, des échanges, des supports audio même pour une interview dans un journal. Or, JA et Ben Yahmed n’avaient rien. Pour les sortir du pétrin, le renvoi d’ascenseur avait fonctionné avec des grincements bruyants. Partie remise ?
BBY est un habitué des sollicitations pour le tirer d’un pétrin, selon la presse française, les arriérés de son groupe à l’URSSAF étaient astronomiques, il demanda une faveur au PM d’alors, français Balladur qui la lui accorda. Il en sera ainsi avec les prud’hommes dans le cas des conflits avec ses employés. On peut relever que la presse française ne s’intéresse pas beaucoup à lui, mais ne l’épargne guère à l’occasion. Toutefois, l’arrogant BBY la joue balle à terre et adopte un profil très bas et évite la confrontation avec les journalistes français, comme on dit chez nous « les grenouilles ne sautillent pas dans l’eau chaude. »
Le mépris, le manque de considération de J.A. se constate quand Deby se fait interviewer en casquant plus 300 millions de F CFA et insulte copieusement les rebelles tchadiens en les traitant de mercenaires.
Le représentant des rebelles et porte parole M. Acheikh Ibn Oumar écrit un droit de réponse qui, selon les règles professionnelles, devait être publié dans le journal. Niet catégorique de J.A, on balance le droit de réponse sur le site du journal, le temps d’une rose et basta. Aucune indignation de la part de l’intéresse qui ne dénonce pas ce mauvais traitement, s’en accommode même. C’est normal que BBY tienne toujours sa chicotte à la main, si chacun (et tout le monde) baisse yeux et tête.
Toujours sur le Tchad, et le refus de publier les droits de réponse à lui envoyés par les avocats de Habré; ceux-ci dénoncèrent cette attitude et firent publier dans d’autres médias les droits de réponse en question, provoquant la fureur de BBY et quelques insultes avec les responsables des journaux ayant publié les droits de réponse. Des méthodes de mafiosi en fin de compte. Selon BBY, à ses insultes, il ne faut ni opposer une plainte, ni exercer un droit de réponse et pire, il ne faut pas non plus tenter de réagir par d’autres voies ! Est-ce le comportement de quelqu’un qui respecte les gens ou est-ce le comportement d’un maître vis-à-vis de ses valets ?
Le racisme de BBY a explosé, aussi, en ce qui concerne la Tunisie de Ben Ali. BBY est tunisien, cela lui suffisait à lui et ses enfants pour dire « Touche pas à mon pays ». Ainsi, parlait Zyad Liman, fils de la femme de BBY, lors d’une émission sur TV5 à propos de la modification constitutionnelle faite par Ben Ali pour s’assurer une présidence à vie : « D’abord, le régime de Ben Ali réunit autour de lui la majorité des Tunisiens qui ne sont pas intéressés par d’autres questions, le régime leur offre une vie bien meilleure à celle d’autres pays. De plus, je m’interdis de dire du mal d’un pays qui est le mien et dont je détiens le passeport même si ma mère est savoyarde. » Dans ces quelques mots, tout a été dit. Le fils de Ben Yahmed a une conception bien curieuse du journalisme indépendant ! Il n’a pas démérité de son père adoptif. Mais ne nous laissons pas divertir par ce camouflage. Des solides liens d’argent unissaient BBY et Ben Ali.
Ainsi, dans un article du 17 février, le journal « Le Monde » monte au créneau et accuse BBY et son équipe « d’avoir abondamment contribué à empêcher de connaître le vrai régime de Ben Ali. Ils n’ont jamais consacré des dossiers comme ils le faisaient sur Mobutu et Kabila fils. » N’est ce pas édifiant?
Et la presse française de poursuivre, « BBY était subjugué par Leila Ben Ali qu’il a dépeint en 2009 comme une femme politique énergique, déterminée et fonceuse, elle est la générosité discrète, percutante d’esprit, d’humour et d’humanisme ». En fait constate, le Canard Enchaîné, JA a habilement oscillé entre flagornerie et critique mouchetée de courtisan. Par rapport à la situation économique tunisienne en 2009, JA écrivait : « Le pays jouit d’une paix sociale. On l’a dit et répété depuis plus de 20 ans, la liste des progrès réalisés ne cesse de s’allonger ».
La saga de BBY a permis de prendre conscience qu’un groupe de presse, c’est capital pour décrocher des commandes de toutes sortes. C’est malheureusement ce que beaucoup de personnes ont retenu et le créneau suscite aujourd’hui beaucoup d’intérêt auprès d’hommes d’affaires, chanteurs, avocats, etc… qui espèrent ainsi imiter l’équipe de JA et s’enrichir les doigts de pieds en éventail. BBY mérite t-il d’être copié ? Lui qui, répondant à une remarque sur l’absence d’une ligne éditoriale dans son journal, a rétorqué « les cimetières sont pleins de journaux qui en avaient ! ». En 2010, il revendiquait 60.000 exemplaires distribués en France et à l’étranger (combien d’invendus ?), autrement dit une dégringolade, une perte d’audience et de crédibilité constantes, le torchon ne fait plus recette. Il était temps !
Certains anciens de l’hebdomadaire surnomment BBY, le Gourou, l’assimilent à un roi ayant sa cour, ses bouffons et ses esclaves ; toujours est-il que le personnage à la peau fripée et submergée de millions de rides porte sur lui les affres du temps et de toutes ses forfaitures, compromissions, trahisons, inscrites comme des scarifications indélébiles.
Ayons le courage de dire STOP, de ne plus dépenser notre CFA dévaluée à enrichir une famille qui a bâti une fortune colossale en nous exploitant sans honte tout en affichant son souverain mépris. A la jeunesse africaine de s’interroger sur ce que peut bien apporter la plume d’un homme qui, du haut de toute son expérience politique, a assumé haut et fort que la libération de Nelson Mandela ne représentait pas un évènement assez important pour qu’il daigne envoyer un seul reporter.
La meilleure réponse à cette attitude raciste, c’est d’arrêter de l’enrichir, de prendre conscience que son appétit de notre argent, lui a apporté puissance et arrogance mais que notre soumission nous a, en même temps, et par ricochet, avili.
Le groupe de BBY, selon les mots de Lapham « apprend à réagir avec la souplesse accommodante d’un majordome anglais qui apporte des toasts beurrés au Prince de Galles ». C’est nous, les princes ! Alors, les majordomes, on peut les virer ou en changer, n’est ce pas ?
Repris sur MEDIATOGO
Radji Yêkini
In Memory : Radji Yêkini, un an déjà
Heurté le samedi 7 juillet 2010 sur la route d’Avépozo, le confrère Radji Yêkini a succombé à ses blessures deux jours après son entrée à l’hôpital. Pour se souvenir de lui, les amis, parents et confrères ont assisté à une messe le dimanche 07 août dernier dans la paroisse St Martyrs de l’Uganda de Tokoin Séminaire à Lomé.
"Les journalistes sont en danger au Togo". C’est à cette conclusion que sont venus certains observateurs de la vie sociopolitique de notre pays depuis le 21 juillet 2011, date à laquelle une lettre anonyme était envoyée à certains confrères les informant d’un complot que préparerait l’Agence nationale de renseignements (Anr) pour les assassiner.
Ce qui est surprenant, c’est le mois choisi pour exécuter ce plan machiavélique d’une autre époque. Surprenant parce que cela fait justement un an qu’un journaliste a été fauché par une voiture non identifiée sur la route d’Avépozo et qui est mort peu après.
Au cours d’une prière dite le dimanche dernier, l’on s’est encore souvenu des gémissements d’un confrère qui, selon les indiscrétions, serait en train d’enquêter sur un dossier sensible, ce qui lui a coûté la vie. Cette messe à laquelle les parents de Radji Yêkini ont assisté avec remords pour avoir perdu un fils cher à eux, les journalistes ont en ont profité pour demander à Dieu de protéger ceux qui toujours, osent mettre la population au courant des coups bas que prépare le pouvoir en place pour l’annihiler dans tous les domaines de la vie quotidienne.
«Nous sommes très touchés et inquiets jusqu’aujourd’hui par la mort de Radji qui était un frère. Nous implorons la grâce de Dieu sur toute la corporation afin que nous n’assistions plus à ces genres de choses qui n’honorent pas le Togo», a laissé entendre un confrère journaliste freelance à la sortie de la messe.
Toujours meurtris, les parents de Radji Yêkini ont préféré garder le silence et remettre tout à Dieu qui saura révéler un jour, les causes de la disparition de leur fils.
Initié par les amis et collègues de Radji Yêkini, cette messe a vu la présence d’une vingtaine de journalistes de radio, de télé et de la presse écrite.
Pour chacun des journalistes ayant assisté à la messe, des zones d’ombre existent dans la disparition de Radji Yêkini d’autant plus qu’aucune déclaration officielle n’a été faite jusqu’ici à propos du sujet sur lequel enquêtait le confrère et qui a entraîné son élimination, ce qui sème un flou autour de la question chaque fois que l’on en fait allusion.
Aujourd’hui, l’on se focalise sur l’avenir des journalistes qui paraissent trop regardants dans les affaires de Faure Gnassingbé et ses courtisans acharnés. Mais, n’est-ce pas leur rôle ?
Kodzo A. Vondoly
Table d'honneur lors de la conférence de presse: de gauche à droite, Augustin AMEGA (Canard Indépendant), Francis Pedro AMUZUN (Crocodile New), Ferdinand Mensah AYITE (L'Alternative, Pdt de SOS Journaliste en danger), Zeus AZIADOUVO (Liberté)
La presse privée togolaise est sérieusement menacée. C’est ce qu’on peut dire en cet instant même où certains journalistes sont inscrits sur une «liste noire» qui circule à travers la ville de Lomé et ses environs. Le jeudi 21 juillet dernier, des courriers comportant une lettre anonyme ont été envoyés à quelques uns des journalistes qui seraient très mal vus par le pouvoir togolais pour leurs critiques à son égard. C’est pour partager le contenu de cette lettre avec tous les médias, que SOS Journaliste en Danger a tenu une conférence de presse hier lundi à Lomé, sanctionnée par une déclaration faisant office d’une très forte alerte. On dirait que les signaux sont au rouge.
Ce n’est plus un secret. Le pouvoir de Faure Gnassingbé est allergique aux critiques dans lesquelles il devrait normalement puiser de bonnes choses pour mieux répondre aux attentes des populations togolaises. Pour exprimer son dégoût total à la vérité et s’opposer à la liberté de presse au Togo, le fils à papa use donc de tous les moyens pour empêcher les journalistes dans l’exercice de leur métier, travail que lui abattent jour et nuit avec un acharnement aveugle, certaines institutions de «la république des Gnassingbé» dont l’Agence nationale de renseignements (Anr), réputée dans la violation des droits des citoyens togolais dans ses locaux. Aujourd’hui encore, cette agence veut se mesurer à la presse privée, c’est-à-dire continuer le projet d’élimination pure et simple des «objets gênants» appelés journalistes.
L’information fait donc état de ce que dans l’après-midi du jeudi 21 juillet 2011, une lettre signée d’«un agent de la gendarmerie travaillant à l’Anr», comportant des informations concordantes sur un plan d’élimination de certains journalistes dont Jérôme Sossou du Triangle des Enjeux, Ferdinand Mensah Ayite de l’Alternative, Francis Pedro Amuzun et Justin Anani de Crocodile News, Fabi Kwassi, journaliste freelance, Carlos Ketohou de l’Indépendant Express, Zeus Aziadouvo du quotidien Liberté, etc. Dans sa lettre anonyme déposée dans les locaux de Radio Légende Fm dont des enveloppes portant le nom de chaque journaliste précités, le supposé «agent de l’Anr» rendait compte d’une réunion au cours de laquelle le plan a été mijoté devant le Directeur de l’Anr, le Colonel Yotroféï Massina. Selon la lettre, des journalistes auraient pris part à cette réunion et auraient été payés pour faire exécuter ce plan machiavélique contre les leurs.
Au cours de la conférence de presse d’hier, Sos Journalistes en danger, après avoir appelé tous les journalistes togolais à rester vigilants et prudents partout où ils sont, a promis poussé ses enquêtes pour voir plus clair dans cette affaire. A cet effet, un courrier sera envoyé aux autorités compétentes dont le Chef de l’Etat, garant de la sécurité de tous les Togolais.
«Même si nous prenons cette alerte avec des pincettes, il faut dire que nous connaissons bien notre pays et nous n’allons pas minimiser les informations, d’autant plus que le jeudi 21 juillet, nous avons reçu d’autres informations de sources sûres, avant même que la lettre ne nous soit adressée. Tout ce que nous demandons à nos confrères, c’est de faire très attention, de rester vigilants et ne pas céder devant ces genres d’intimidations», a déclaré le président de Sos Journalistes en danger, Ferdinand Mensah Ayité. Quant à Francis Pedro Amuzun de Crocodile News, «Nous n’aurons jamais pitié de ces journalistes qui, pour des raisons qui leur sont propres, se livrent à ces actes de vandalisme et de délation pour voir tomber la tête de leurs confrères. Nous signons et persistons».
Pour mieux faire la part des choses, lire in extenso, l’intégralité de la déclaration rendue publique hier par Sos Journalistes en Danger.
Kodzo A. Vondoly
SOS Journaliste en danger
Alerte Alerte Alerte Alerte
Depuis un moment, des alertes de sources anonymes parviennent aux responsables deSOS Journaliste en Danger, alléguant des complots visant à porter atteinte à l’intégrité physique de certains journalistes, jugés critiques vis-à-vis du pouvoir de Faure Gnassingbé. Ces alertes ont particulièrement et curieusement été insistantes et persistantes dans la journée du jeudi, le 21 juillet 2011.
Ces allégations ont été confirmées dans la même journée par une lettre signée d’«un agent de la gendarmerie travaillant à l’ANR» alléguant des informations concordantes avec celles reçues de sources anonymes par les responsables de Sos Journaliste en danger.
Il est curieux de relever que ces informations citent l’Agence nationale de renseignements (ANR) comme étant le service où s’élaboreraient les complots visant à porter atteinte à l’intégrité physique des journalistes, notamment par les moyens «d’accidents déguisés», les «empoisonnements», des «affaires montées de toutes pièces», et ce, avec la complicité de certains confrères.
SOS Journaliste en Danger rappelle à cet égard, que notre confrère Yékini Radji, journaliste à «Golf Info» qui enquêtait dans un dossier sensible, a été fauché dans la circulation par une voiture dans des circonstances restées non élucidées à ce jour et en est décédé peu après.
Placée sous la responsabilité du Chef de l’Etat, l’Anr, dirigée par le Colonel Yotroféï MASSINA, est actuellement au centre de graves accusations de tortures où des personnes sont détenues au secret sans droit de visite, en violation de la législation nationale et de tous les instruments relatifs aux droits de l’homme. Ce qui, bien évidemment, en rajoute aux curiosités que suscitent les alertes qui nous parviennent.
SOS Journaliste en Danger tient à informer les plus hautes autorités du pays, particulièrement celles en charge de la sécurité et du respect des droits de l’Homme, de la récurrence de ces alertespas du tout rassurantes qui parviennent à ses responsables dans ce contexte de répression systématique des manifestations de protestation, d’allégations de tortures pratiquées à l’ANR sur les détenus ainsi que des rafles policières qui créent un climat de malaise sociopolitique et de terreur dans le pays.
SOS Journaliste en Danger lance un appel aux Organisations de presse, aux Organisations de défense des droits de l’Homme, aux Syndicats, aux Partis politiques ainsi qu’à toute la population, à s’organiser pour combattre tout péril visant à remettre en cause la liberté de presse chèrement acquise au Togo.
SOS Journaliste en Danger convie les journalistes à ne céder à aucune stratégie de terreur et les exhorte à œuvrer pour un journalisme engagé en faveur de la bonne gouvernance, du respect des droits civils et politiques, des droits socioéconomiques, et d’un réel processus démocratique, seuls gages de la stabilité politique et de la paix sociale au Togo.
SOS Journaliste en Danger invite le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé à veiller particulièrement à la préservation de l’intégrité physique des professionnels de l’information et de la communication au Togo.
SOS Journaliste en Danger invite les journalistes au respect des règles et normes de la profession.
Le Président
Ferdinand Mensah AYITE
Chers confrères
Je me réjouis que le débat soit lancé autour des problèmes de notre profession qui connait des moments difficiles. Il est vrai que la presse en général n’est pas épargnée par la crise financière internationale mais je pense qu’avec un peu d’imagination on peut s’en sortir.
Cela doit passer par de bonnes stratégies de communication et de marketing.
Beaucoup pensent que les médias n’ont pas besoin de communication parce qu’ils font déjà de la comm… moi je dis c’est faux. Nous avons besoin de communiquer autour de notre média. Le média est un produit à vendre auprès des annonceurs pour avoir de la pub… ensuite beaucoup ne pensent qu’il est impératif d’avoir une service commercial digne de ce nom. On nomme le cousin ou la copine responsable commercial sans que ce dernier n’ait des notions de marketing et du travail de commercial… Parfois ceux qui sont formés pour faire ce boulot ne savent pas comment vendre un média ou un « produit média ».
Démarcher la pub demande d’abord de la part de l’agent commercial une maitrise du fonctionnement des médias… on ne peut pas vendre une émission radio, télé ou la UNE, la DER d’un journal sans avoir les arguments qu’il faut… Ces commerciaux doivent savoir que les Togolais n’ont pas la culture de la pub et donc il faudra développer des arguments originaux.
L’autre problème constaté est lié aux lacunes des responsables des médias. Beaucoup confondent médias et épicerie…. Déjà dans la création de l’organe de presse, ils n’ont aucun plan… pas de planning échelonné à court moyen et long terme avec des objectifs et ciblage clairs. Et comme on n’a pas la notion de la gestion d’un média, on ne sait pas qu’il est IMPORTANT d’analyser régulièrement la grille des programmes et la présentation de son journal papier.
L’analyse se fait de manière scientifique pour déterminer ce qui marche ou pas et de donner de nouvelles orientations à l’organe.
Il est inconcevable qu’une radio ou une télé traine une même grille des programmes pendant 2, 3 OU 4 ans. Et même ceux qui changent leur grille le font sans aucune analyse de base et sans objectif et sans ciblage. … en ce demandant si je fais de l’information…. Général, thématique, avec quel degré de proximité et pour quelles tranches d’âges. …
La même chose se retrouve autrement au niveau de la presse écrite… qui comme l’a dit Augustin a plus que besoin d’une bonne messagerie.
Tout ce que je viens d’énumérer n’est pas impossible à réaliser… si dans des pays voisins des confrères le font on peut y arriver au Togo…
Et je crois qu’en commençant par mettre en place ces stratégies on pourra parler de presse indépendante on aura une vraie presse au Togo où « médias est synonyme de mendiant » selon les propos d’un enseignant à l’UL.
Nous devons poursuivre ce débat sans nous attaquer mais avec des propositions constructives pour permettre à la presse togolaise de sortir des sentiers battus.
Noel Kokou TADEGNON,
Journaliste (Reuters)