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POLITIQUE

Le ministre Gilbert Bawara sur un siège éjectable

Publié le 07/03/2013 à 08:27 par africinfos Tags : vie monde amis femme 2010 nature travail cadre horreur signature affiche bretagne congo
Le ministre Gilbert Bawara sur un siège éjectable

Togo- Nommé ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales dans le gouvernement d’Ahoomey-Zunu, Gilbert Badjilembayéna Bawara était très visible et bavard. Dans ses sorties fracassantes, il ne ménageait pas ses adversaires politiques, les traitant de tous les noms d’oiseau. Mais depuis que le feu a consumé les grands marchés de Kara et de Lomé qui sont sous sa tutelle, le ministre a perdu son latin. Et pour cause, le natif de Siou serait sur la sellette et pourrait perdre son poste lors du prochain remaniement.


La gloire d’un illustre inconnu


Gilbert Bawara fait partie de ces nombreux jeunes qui ont fait leur apparition sur la scène politique togolaise dès que le Général Gnassingbé Eyadema a exhalé son dernier soupir. Surfant sur la montée au pouvoir de Faure Gnassingbé, ils savaient que leur temps est enfin arrivé de jouir de la gestion des affaires du pays. Inconnu jusqu’à la parenthèse de sang qui a coûté la vie à au moins 400 Togolais, selon les Nations Unies, Gilbert Bawara s’est fait remarquer lors de la présentation du rapport de la LTDH sur les violations des droits de l’Homme de février à avril 2005. Selon les responsables de la Ligue à l’époque, il serait parmi les miliciens du RPT qui avaient tenté de perturber la réunion.

Dans le premier gouvernement de son ami Faure Gnassingbé dirigé par Edem Kodjo, Gilbert Bawara est nommé ministre de la Coopération et du NEPAD. Sa biographie officielle affiche : « Né à Siou (Préfecture de Doufelgou) le 13 mars 1968, M. Gilbert Badjilembayéna Bawara, ministre de la Coopération et du NEPAD décrocha en 1988, son Baccalauréat série A4. Inscrit à l'Université de Genève (Suisse) de 1988 à 1995, il obtint successivement une licence puis un Diplôme d'Etudes supérieures (postgraduate) en Droit. En marge de ses études universitaires, M. Bawara a effectué des recherches approfondies en droit germanique anglo-saxon, en droit international privé et en droit international comparé en Grande-Bretagne, en Allemagne et à Genève. De 1994 à 2004, M. Gilbert Bawara avait eu à exercer différentes fonctions et responsabilités au sein du système de l'Organisation des Nations Unies au siège de Genève et sur le terrain, notamment au Rwanda et en RDC, etc. ». Comme on peut le constater, rien n’est dit sur son séjour à l’Ambassade du Togo en République démocratique du Congo (RDC) où il avait assumé les tâches de garçon de course. Et selon les informations, c’était dans l’exercice de cette fonction qu’il avait côtoyé des hommes politiques congolais et un certain Louis Michel.

Devenu ministre du très stratégique poste de la Coopération, Gilbert Bawara a développé ses relations avec Louis Michel et était prêt à tous les sacrifices pour mettre ce dernier à l’aise et rendre possible la reprise de la coopération avec l’Union européenne. Même à Bruxelles, cette intimité suspecte entre les deux hommes faisait jaser nombre de fonctionnaires. Avec le soutien des réseaux de l’ex-président français Jacques Chirac, « ami personnel d’Eyadema » et la décrispation politique marquée par la signature de l’Accord politique global (APG), les voies étaient balisées pour une reprise de la coopération. Ce qui fut effectif après les élections législatives d’octobre 2012.

Ayant occupé ce poste de 2005 jusqu’en 2010, Bawara s’est bien servi, allant jusqu’à climatiser son garage pendant que le centre de santé de son Siou natal manque de tout. Il s’est même approprié la reprise de la coopération et était dans les bonnes grâces de Faure Gnassingbé. Les deux faisaient même tout ensemble. Il se raconte qu’un jour, Edem Kodjo, alors Premier ministre, était en séance de travail avec le chef de l’Etat quand surgit Bawara : « Mandja, fouka fouka ». Avec ce mot de passe, rien ne pouvait plus faire avancer les échanges entre les deux premiers membres de l’exécutif. Sur ces entrefaites, le maître des lieux avait mis fin à la séance de travail, au grand dam de l’Enarque.


L’heure de la dégringolade

En 2010, Faure Gnassingbé s’est offert un second mandat à la faveur d’un autre hold-up électoral et a réussi à séduire le fameux « opposant historique » Gilchrist Olympio qui a trahi les siens pour aller conclure un accord avec le RPT. Un cocasse gouvernement d’union nationale ou de cohabitation, c’est selon, a été mis en place. Et l’unique nouveauté dans cette équipe gouvernementale dirigée encore par Gilbert Fossoun Houngbo, était l’absence de Gilbert Badjilembayéna Bawara. Sa mise à l’écart était-elle une exigence de Gilchrist Olympio ?

A l’époque, beaucoup avaient répondu par l’affirmative. Lorsqu’il était aux affaires, Gilbert Bawara prenait plaisir à accabler d’injures le désormais « opposant préhistorique ». Combien de fois ne l’avait-il pas traité de sénile ? Hum ! Si au moins sur ce point, « Tamara » Bawara avait eu trop tôt raison contre tous ! Aujourd’hui, Gilchrist Olympio est devenu non seulement un problème pour ses ex-amis de l’UFC, mais aussi pour tout le peuple togolais qui, hier, ne jurait que par lui. Passons.

Plus tard, on apprendra également que le départ de Gilbert Bawara du gouvernement serait dû à une bisbille qu’il aurait eue avec la Directrice générale des impôts. On parle d’une affaire banale qui aurait mis la femme à tout faire de Monsieur le Président dans tous ses états. Et comme toujours, c’est elle qui sort gagnante de ce bras de fer.

Après quelques mois difficiles, il fut nommé Conseiller à la Présidence de la République. Monsieur le ministre qui faisait la pluie et le beau temps au CASEF, qui signait les conventions de financement des différents partenaires devant les caméras, devrait se contenter d’un petit bureau au Palais de la Marina. Là, il n’avait rien à faire, étant obligé tout comme les autres conseillers à ronger les ongles à longueur de journée. En plus, il lui était difficile de voir son ami Faure Gnassingbé. De peur d’abîmer ses ongles, il avait commencé à réfléchir sur sa vie : retourner en RDC où il a gardé de bonnes relations et abandonner à Lomé la somptueuse villa au garage climatisé ou rester au Togo tout en supportant les humiliations ? Mauvais mathématicien, il planchait sur cette équation quand Faure Gnassingbé a décidé de noyer son ami de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales, Pascal Bodjona, dans l’affaire d’« escroquerie internationale ».

La nature ayant horreur du vide, Gilbert Bawara qui avait entre-temps profité de cette descente au purgatoire pour assainir ses relations avec Gilchrist Olympio, savait qu’il avait sa chance. Il est l’un de ceux qui ont travaillé à l’accouchement d’UNIR, ce parti dont les pratiques sont les mêmes que celles du RPT. Dans le même temps, les manifestations du Collectif « Sauvons le Togo » faisaient trembler le pouvoir, mais il n’y avait aucune grande gueule qui puisse défendre l’indéfendable. Mais Gilbert Bawara était prêt à accomplir le sale boulot. Reçu dans une émission sur une radio de la place, il a eu le toupet de traiter les responsables du CST et leurs militants de « badauds ». Un acte condamné par tout le monde, sauf Faure Gnassingbé qui l’a récompensé en le nommant ministre de l’Administration territoriale en remplacement de Pascal Bodjona.


Un come-back compliqué


En effet, Faure Gnassingbé qui a la rancune tenace, a nommé Gilbert Bawara pour se venger et se moquer de ses opposants réunis au sein du CST. Mais comme le disait par le passé le sage de la Radio Lomé, « le mouton qui salit la place publique, publie sa propre saleté ». En le nommant, c’est Faure Gnassingbé lui-même qui montre aux yeux du monde ses propres limites en tant que premier magistrat du pays, garant de l’unité nationale. Une chef de l’Etat qui a le sens de la démocratie doit toujours avoir un peu d’égard pour ses opposants.

Il faut le dire, cette nomination de Bawara au poste de ministre de l’Administration territoriale ne pouvait que raviver la tension dans le pays et bloquer toute initiative de réconciliation. Au lieu de faire preuve de tact et de circonspection, Bawara ne cesse de voir les autres de haut. Obligé parfois de travestir la réalité comme ce fut le cas lors de l’organisation des manifestations du CST en août 2012. Le ministre avait, dans un communiqué diffusé sur les médias publics, signifié que les deux parties – gouvernement et CST – s’étaient mises d’accord sur l’interdiction de la manifestation à Deckon alors qu’il n’en était rien. « Le CST est d’autant plus choqué que le ministre Gilbert Bawara présume d’avance que même les manifestations à venir sont d’ores et déjà dangereuses et comporteraient des risques avérés de dérapages et de dégradation des biens publics et privés et donc interdites systématiquement. Face à l’outrecuidance du ministre Gilbert Bawara, personnage sans scrupule connu pour ses propos inconvenants, impudents, outranciers et désobligeants à l’endroit du peuple togolais, et son mépris avéré des leaders de l’opposition, dont le retour au Gouvernement a été ressenti comme une provocation par la population et qui vient d’être pris en flagrant délit de mensonge, le Collectif « Sauvons le Togo » ne peut qu’exprimer son indignation, sa profonde déception et son dégoût », avait protesté le CST.

En dépit de ce zèle, les relations se dégraderaient entre Faure Gnassingbé et son ministre. « Bawara fait partie de l’aile dure qui avait dit au chef de l’Etat qu’elle allait organiser les élections législatives sans aucun problème. Ces gens lui ont même fait croire que les partenaires du Togo, surtout l’UE, allaient financer les élections. Mais les nombreuses missions occultes de Gilbert Bawara en Europe n’ont rien apporté. Même Louis Michel ne peut grand-chose. On a même l’impression que l’UE durcit sa position vis-à-vis du pouvoir de Lomé. Ce qui ne plaît pas à Faure Gnassingbé », affirme un ancien diplomate. Soit dit en passant, Bruxelles conditionne le financement des prochaines élections législatives et locales à l’effectivité des réformes constitutionnelles et institutionnelles ainsi qu’à la mise en œuvre des recommandations des missions d’observation électorale de 2007 et 2010.

Il nous revient en outre que Bawara aurait donné quelque part son avis sur le sort qui est réservé à son prédécesseur Pascal Bodjona. « Il faut reconnaître que c’est méchant, ce que le chef de l’Etat a fait à Pascal », aurait-il dit oubliant que les commérages restent la chose la mieux partagée dans l’entourage de Faure Gnassingbé. Naturellement, cette remarque a été portée à la connaissance de qui de droit.

Par ailleurs, le très volubile ministre de l’Administration territoriale qui, pour interdire les manifestations du CST à Deckon, proclamait urbi et orbi qu’il défendait les intérêts des commerçants, s’est muré dans un silence pétaradant après les incendies qui ont frappé les grands marchés de Kara et de Lomé. Un mutisme qui fait jaser nombre de Togolais. « Où est le ministre Bawara ? Pourquoi ne parle-t-il pas depuis la survenance de ces incendies ? », se demande-t-on.

En fait, Bawara n’a pas apprécié ce qui s’est passé et pense que ces incendies visent à saboter son travail à la tête du ministère de l’Administration, et par ricochet la gouvernance de Faure Gnassingbé. Selon les informations, ceux qui orientent les enquêtes pour décapiter le CST auraient exercé des pressions sur lui afin qu’il se prête à la comédie offerte fin janvier dernier par le Colonel Yark Damehame. Mais il aurait refusé de porter cette lourde responsabilité devant l’histoire. Depuis, ceux-ci auraient juré lui faire payer ce culot. Il se susurre qu’il pourrait perdre son poste et connaître le même sort que Pascal Bodjona. « La méthode est la même. Il suffit seulement de ressusciter un ancien dossier dans lequel il est mouillé et son sort est réglé », confie un haut cadre.

Avec le pouvoir Faure Gnassingbé, tout est possible et il n’est pas exclu que Gilbert Badjilembayéna Bawara soit, à son tour, bouffé par la dictature. Comme le dirait l’autre, la roue tourne.


R. Kédjagni

Source: Liberté hebdo


La prostitution politique d'AÏDAM mise à nue par DOPEGNON

Publié le 13/11/2012 à 12:17 par africinfos Tags : merci vie moi monde homme histoire amis création femme france carte mort livre chat
La prostitution politique d'AÏDAM mise à nue par DOPEGNON

 

«Si Georges Aïdam a transporté l’Union pour la République pour aller convaincre Faure Gnassingbé, ça fait son problème… Il était 2ème Vice-président de l’Upr…Ce fameux Georges Aïdam, moi je ne l’ai jamais soutenu dans ma vie… le jour où ils vont déposer leurs candidatures aux élections législatives, moi aussi je vais déposer ma candidature avec mon nom Union pour la République».

 

 

Créé le 24 avril 2012 à Atakpamé, le nouveau parti de Faure Gnassingbé se révèle illégal. Son inégalité vient du fait que depuis 1992, existait déjà un parti ayant la même dénomination que l’Unir. Il s’agit de l’Union pour la République (Upr) de feu Jean Kokou Sapa. Au centre de tout cet imbroglio, Georges Aïdam, 2ème vice-président de l’Upr et actuel 1er Vice-président national de l’UNIR dont l’impertinence conduira Faure Gnassingbé vers une crise sans issue. Dans la foulée, le gouvernement chercherait à obtenir la dissolution de l’Upr au profit de l’Unir. Des tractations sont en cours. Pour contrecarrer l’Unir, des membres de l’Upr se préparent à aller aux élections avec la même dénomination. Approché, Doh Komlan Mawussi Dopegnon, président départemental de l’Upr section Zio, l’un des quatre membres fondateurs du parti, nous livre ce qui suit.


Comment et pourquoi l’Union pour la République (Unir) a-t-elle vu le jour malgré l’existence d’un parti politique qui porte la même dénomination ?

L’Union pour la République (Upr), c’est un parti qui n’est pas né ici au Togo. L’Upr est né à Poitiers en France avec Jean Kokou Sapa qui était l’un de mes professeurs. J’étais avec lui quand on avait eu l’idée de créer un parti politique. En ce moment, on était quatre représentants d’autres formations politiques cherchant à créer un nouveau parti, dont monsieur Sogoyou de l’Union togolaise pour la justice (Utj), Kokou Diabo de l’Union pour le développement intégral (Udi), d’Almeida Mawuko du Mocep. Donc nous avions comme difficulté, quelle dénomination donner à notre parti. Je suis bien avec Edouard Balladur, étant ami de son petit frère lorsqu’on était en France. Et ce que moi j’ai prétendu faire à Jean Sapa et les autres, c’était de leur proposer le nom que mes amis Balladur ont donné à leur parti qui était le Rassemblement pour la république (Rpr) en France. Or en ce moment, si tu dis rassemblement au Togo, imaginez ce que ça pouvait donner comme impression aux Togolais d’autant plus qu’il y avait un parti qui a déjà ce nom-là. On dira que vous êtes du Rpt alors que nous n’étions pas dans cette ligne droite, nous étions de la majorité présidentielle. Après nos assises avec Jean Sapa et Marius Kpatindé, Tchakéyi Essohanam et j’en passe, on a convenu de nommer le parti, Union pour la république avec comme sigle, Upr car qui dit union dit rassemblement. Comme Sapa était le plus âgé, on lui a donné le titre de président national. Mais la fondation venait de moi, Doh Komlan Mawussi Dopegnon.


Jean Kokou Sapa a été choisi ou élu à la tête du parti ?

Non, il a été élu. Nous avions organisé une Assemblée générale à Lomé, plus précisément à Lomégan, en 1991. C’est à cette occasion qu’il a été élu.

Il y avait deux tendances qui se manifestaient en ce moment-là : une opposition radicale et la sensibilité présidentielle, le Rpt en face. Nous avions souhaité être des centristes, c’est-à-dire les modérés, et c’est pourquoi les quatre partis avaient créé le Centre des démocrates libéraux (Cdl). C’est comme ça qu’on évoluait jusqu’à ce que banalement, Jean Kokou Sapa quitte le monde des vivants en 1996. Il était un ulcéreux. Marius Kpatindé est mort lui aussi, il était le Secrétaire Général. Le 1er Vice-président Roger Ayassou est encore vivant. On évoluait tout bonnement lorsqu’on nous a dit de nous reverser dans le Rpt, moi j’ai dit non, je ne peux parce que un, je ne suis pas du Rpt, je n’ai jamais eu à me faire établir une petite carte du Rpt, deux, nos idéaux en tant que partis politiques, n’étaient pas les mêmes.


Quelle est la mission de l’Upr ?

Certes, nous soutenions Eyadema et non le Rpt, et nous avions pour mission de contrecarrer l’opposition, mais nous n’épaulions pas les méthodes du Rpt. Je répète encore, l’Upr existe et faisait partie de la sensibilité présidentielle, un parti vivement souhaité et soutenu par Gachin Mivédor qui était notre parrain, mais avec une vocation différente de celle du Rpt. C’est avec ce parti que moi je me suis présenté comme candidat aux élections législatives de 1994 dans la préfecture de Zio.


L’Upr vit encore ?

Comme je le dis toujours, l’Upr a vécu, vit et vivra. C’est pour vous dire que l’Upr ne s’est pas sabordé, mais il vit à l’heure où je vous parle. Ce qui est très important, c’est que l’Upr a option d’aller aux élections prochaines.


Vous dites bien que l’Upr était créé pour soutenir le Général Eyadema. Où est le problème aujourd’hui alors que c’est son fils qui est au pouvoir ?

Le problème est là et je vais vous le dire. Son papa, nous l’avions soutenu avec l’Upr malgré qu’il fût président du Rpt. Si Faure Gnassingbé devait créer un parti Unir qui a la même dénomination que celle de notre parti, il devait au moins, par exprès, nous voir, nous consulter d’abord ! Nous sommes des centristes et non des radicaux !


Si vous apprenez que cette dénomination a été proposée au Chef de l’Etat par un de vos membres. Que diriez-vous ?

Je dirai simplement à ce membre qu’il est déserteur du parti. Il y a des membres qui ont remis leur démission, il y en a qui ne l’ont pas remise, puisqu’il y avait des affamés, si je peux dire ainsi.


N’est-ce pas l’erreur de ceux qui ont proposé la dénomination à Faure Gnassingbé ?

Oui, mais il a commis lui aussi une grave erreur pour n’avoir pas cherché à savoir d’où vient le nom ! Il pouvait au moins vérifier au Ministère de l’Administration territoriale pour voir si le parti existe ou pas ! C’est comme si celui ou ceux qui ont fait la proposition du nom au Chef de l’Etat, l’ont fait exprès ! Si on te propose un nom pour la création d’un parti, la première des choses à faire, c’est d’aller vers le journal officiel pour voir si éventuellement il y a tel ou tel parti qui existe déjà, et chercher à savoir qui sont les membres ! Je vais vous donner un exemple très clair et concret. Lorsque Me Abi Tchessa et Komi Wolou voulaient créer leur parti, ils lui avaient donné le nom de Parti socialiste togolais (Pst) alors que le Pst était de Enyonam Tsogbé, le Parti du salut du Togo ! Et lorsque le sieur Enyonam Tsogbé s’était levé pour dire que le Pst existe déjà, Me Abi Tchessa et ses amis ont carrément abandonné leur projet ! Je ne vois pas pourquoi on veut créer un parti politique sans savoir quels sont les partis qui sont légalement constitués, vérifier s’ils ont des récépissés, des membres qui sont régulièrement en plénière, c’est marrant.


Que ferez-vous alors ?

Moi je dis une chose. Je suis un homme de consensus. S’ils veulent continuer avec le nom Upr (Union pour la République), qu’ils oublient le nom Unir pour prendre simplement l’Upr. Et je serai satisfait. Mais s’ils veulent maintenir leur Unir avec comme dénomination Union pour la République, le jour où ils vont déposer leurs candidatures aux élections législatives, ce jour-là, moi aussi je vais déposer ma candidature avec mon nom Union pour la République.


Serez-vous d’accord que le Chef de l’Etat prenne Upr au lieu d’Unir ?

Moi je serai totalement d’accord ! Je rappelle que la vocation première de l’Upr, c’est de briguer la magistrature suprême.


Alors, l’Upr soutient-il Faure Gnassingbé il l’avait fait à son père ?

Je reconnais Faure Gnassingbé en tant que Chef d’Etat. Je ne peux jamais le nier. Je le reconnais et je le reconnaîtrai tout le temps que je vivrai. Je n’ai rien contre lui, seulement, il ne faut pas qu’il change l’idée fondamentale de mon parti. Si Faure Gnassingbé veut changer l’idée de notre parti, moi je peux le traduire devant l’Organisation mondiale pour la propriété intellectuelle (Ompi). Parce qu’il a façonné mon idée.


Selon des informations, l’actuel Ministre de l’Administration territoriale chercherait à obtenir de vous, la dissolution de l’Upr. Qu’en est-il exactement ?

Même si Bawara cherchait à dissoudre le parti, moi Doh, je vous dis que le parti est né, vit et vivra. S’il souhaiterait me rencontrer, je le ferai. Je peux rencontrer tout le monde avec les documents à l’appui. Le récépissé nous a été délivré en 1992. Nous disposons de tous ces documents, même ceux qui attestent que j’ai été candidat au nom de ce parti dans la circonscription du Zio Sud. Mon suppléant vit encore. Pour dissoudre notre parti, ce n’est pas lui qui va nous le demander, nous savons comment le faire.


Et si vous appreniez que le Ministre a obtenu l’accord de certains de vos membres à votre insu ?

Non, qui peut à lui seul décider et autoriser la dissolution de notre parti ? Personne ! Si le Chef de l’Etat voulait nous demander de le faire, nous irons à une Assemblée générale comme ils ont fait avec le Rpt, et c’est nous qui dirons voilà, le parti est aujourd’hui dissout, nous remettons les membres à leur disposition pour faire ce qu’ils veulent. Mais je ne pense pas pouvoir soutenir cela.


Y a-t-il une disposition dans la charte des partis politiques au Togo qui interdit l’existence de deux partis de même dénomination ?

Merci. Si vous fouillez bien la charte des partis politiques, vous trouverez que deux partis ne peuvent jamais avoir le même nom.


Entre Upr et Unir, n’y a-t-il pas une différence ?

Non, il n’y a aucune différence. La définition de l’Unir, c’est l’Union pour la République ! Celle de l’Upr, c’est également l’Union pour la République ! Les définitions sont les mêmes.


L’Unir a été créé depuis le 24 avril 2012. Pourquoi avez-vous attendu jusqu’à la veille des élections pour réagir ? N’y a-t-il pas là un problème ? Puisque vous soutenez le Chef de l’Etat.

Ecoutez, Eyadema nous disait que la meilleure façon de tuer un chat, c’est de l’attendre lorsqu’il sera dans sa cage. Si quelqu’un pense qu’il peut utiliser la ruse dans cette histoire, nous l’attendons. On n’a fait de coup à personne. Celui qui a cherché le coup, vous le voyez !


Connaissez-vous Georges Aïdam ?

Je le connais bien ! Il était avec Jean Kokou Sapa. Si lui, il peut se lever aujourd’hui pour dire qu’il va créer l‘Union pour la République, au lieu de Upr il dit Unir, mais ça ne va pas ! Georges Aïdam, qu’est-ce qu’il a fait pour ce parti ? Combien a-t-il cotisé ou dépensé pour les activités de ce parti ? Demandez-le-lui ! On s’est sacrifié pour le parti. Eux qui venaient dire qu’Eyadema a donné ceci, partageons, Eyadema a donné ça, partageons. Moi je n’ai pas fait "partageons". On a évolué !


Il est aujourd’hui 1er Vice-président de l’Unir ! Il est quoi dans l’Upr ? Est-il inscrit dans vos registres comme membre ?

Si Georges Aïdam a transporté l’Union pour la République pour aller convaincre Faure Gnassingbé, ça fait son problème. Il venait prendre auprès du parti et un jour, j’ai dit à Jean Sapa que l’Upr n’est pas un centre d’affaires sociales. C’est ce qui les avait renvoyés ! Si aujourd’hui, il transporte l’Upr pour aller où il veut, moi je dis non.

Il est membre de l’Upr. Il était 2ème Vice-président de l’Upr. Madame Sapa est toujours là pour témoigner, cette femme qui était Secrétaire à la Difop au Campus de Lomé est devenue aujourd’hui une femme de ménage. Vous comprenez ! Demandez-lui, elle a toutes les preuves !

Dire que je vais céder sans contacter les autres membres de l’Upr, je ne le fais pas. Je suis un homme de consensus. Ce fameux Georges Aïdam, moi je ne l’ai jamais soutenu dans ma vie.

Propos recueillis par Kodzo A. Vondoly

Le peuple togolais en marche vers la liberté

Publié le 03/10/2012 à 22:15 par africinfos Tags : bonne monde enfants france 2010 message carte femmes anniversaire isabelle
Le peuple togolais en marche vers la liberté

« Faure must go », c’est la principale revendication du peuple à la suite du pourrissement de l’atmosphère sociopolitique togolaise. Pendant trois jours de marches suivies de sit-in, les 25, 26 et 27 septembre 2012, les centaines de milliers  de togolais qui ont parcouru plus d’un kilomètre, en quittant Bè château pour l’esplanade du Palais des congrès de Lomé, ne veulent que l’alternance politique au Togo. Pour y parvenir, certaines dispositions d’ordre spirituel ont été même prises pour contraindre Faure Gnassingbé à quitter le pouvoir.

« Ça suffit, Faure doit partir !».C’est l’essentiel du message durant les trois jours de marches suivies de sit-in du Collectif « Sauvons le Togo » (Cst) et de la Coalition « Arc-en-ciel ». Le peuple togolais, dans sa diversité culturelle, religieuse et ethnique a manifestement adhéré à la lutte populaire et a su montrer une compacité sans précédent pour exiger le départ du jeune « monarque » Faure Gnassingbé du pouvoir.



Les trois jours de Sit-in devant le Parlement


L’esplanade du Palais des congrès de Lomé était grouillée de monde les 25, 26 et 27 septembre 2012. Durant les trois jours de sit-in du Cst et de la Coalition « Arc-en-ciel », déjà à 17 heures, des milliers et milliers de togolais envahissaient le lieu pour écouter le message des organisateurs de l’événement.

Ainsi, au dernier jour du sit-in, le 27 septembre 2012 revêt une importance particulière pour le peuple togolais, car ce jour coïncide avec la commémoration du  20e anniversaire de l’adoption de la Constitution togolaise, le 27 septembre 1992, où par référendum, à plus de 97 %, le peuple togolais, avait donné son onctionà certaines dispositions cardinales, entre autres, la limitation du mandat présidentiel à 5 ans renouvelable une seule fois, l’unicité et à l’indivisibilité de l’Etat togolais, le respect des droits de l’Homme, l’indépendance de la justice, la garantie des libertés civiles et politiques. Et c’est de bonne guère que le peuple, rassemblé devant le Parlement togolais, (que les organisateurs de l’événement ont rebaptisé à dessein « La Maison du Peuple »), demande le retour sans condition à la constitution de 1992.

Et comme l’occasion fait le larron, les responsables du Collectif et de la Coalition en ont profité pour épiloguer sur « la mauvaise gestion de notre pays dans tous les domaines par un même clan politico-familial minoritaire dans le pays et qui s’accroche au pouvoir depuis plus de 45 ans pour continuer à s’accaparer les richesses et ressources nationales au détriment des intérêts d’une population, les violations permanentes des droits de l’Homme en totale impunité par le régime UNIR-RPT en place, le refus de l’alternance politique au moyen de mascarades et coups de forces électoraux occasionnant des milliers de victimes, le non respect des décisions des institutions de la République notamment le refus de mise en œuvre des recommandations du Rapport de la CNDH, le refus d’exécuter la décision de la Cour Suprême dans l’affaire Sow Bertin AGBA, le refus de restituer les fonds illégalement confisqués par l’ANR aux commerçant(e)s, malgré les décisions judiciaires », etc.

Me Zeus Ajavon et les siens qui se sont succédés sur le podium en remerciant le peuple d’avoir massivement répondu à leur appel, l’ont invité à se tenir prêt pour la poursuite de la lutte démocratique pour « dégager Faure » du pouvoir.

Pour parvenir à cette fin, des dispositions d’ordre spirituel ont été également prises.


Révolution «KPATIMA», le rituel recommandé pour la délivrance du Togo


Me Isabelle Améganvi qui, prenait la parole sous la fine pluie, a d’abord dans son allocution, répondu aux attaques du Ministre de l’Administration territoriale et des collectivités locales, Gilbert Bawara, qui avait sous estimé les responsables de l’opposition en les jugeant de n’avoir pas la poigne nécessaire pour diriger le Togo à cause du rôle non républicain que joue l’armée togolaise. Elle a invité les forces armées à laver cet affront qui, à ses yeux, est une insulte à la grande muette. Ensuite, elle a exhorté les femmes togolaises en général et celles de l’opposition en particulier, à observer des rituels à compter du lundi 1er octobre, c’est-à-dire hier et ce jusqu’au dimanche 7 octobre 2012.

A en croire Isabelle Manavi Améganvi, la lutte amorcée depuis un certain temps est une lutte spirituelle, car le Togo a été livré aux forces occultes. Ainsi, pour elle, pour que la lutte aboutisse et que le Togo et les Togolais soient libérés du joug des forces surnaturelles, mystérieuses et ésotériques, les femmes togolaises, notamment celles de l’opposition, doivent se procurer de nouvelles calebasses qu’elles rempliront d’eau déjà à partir de 18 heures. Elles iront ensuite chercher des feuilles de l’hysope (Kpatima) qu’elles malaxeront dans la calebasse remplie. Le tout sera laissé à l’air libre jusqu’à minuit où, toutes nues, elles reviendront chercher la potion. A minuit donc, elles peuvent faire leur prière surtout sur le Togo afin que ce dernier soit délivré de tout ce qui a été fait pour l’engloutir et maintenir ses filles et fils sous domination des forces du mal. Le pouvoir dictatorial est même soupçonné de faire enterrer des bœufs et parfois des hommes vivants pour asseoir le régime maléfique. Il faut donc une cérémonie appropriée, rituel Kpatima, pour en finir avec cela.

Notons qu’au cours de la procession, la plupart des femmes avaient du Kpatima en main.


Le temps de la procession de la marée humaine


Le 27 septembre 2012, dernier jour de la manifestation, des centaines de milliers (600 mille selon les estimations) de togolais, enfants, jeunes, vieux, vieilles, handicapés… munis de feuilles ou branches de Kpatima, ont bravé la pluie qui s’est abattue sur Lomé et ses envions le jeudi dernier et ont battu le pavé pour manifester leur mécontentement face la mauvaise gouvernance au Togo.

De rouge vêtus, ces manifestants ont comme les deux premiers jours de la marche, suivi l’itinéraire de Bè château pour l’esplanade du Palais des congrès de Lomé.

Tout au long du parcours, chacun en ce qui le concerne, a manifesté sa réprobation du pouvoir de Faure Gnassingbé à travers des slogans, tels « Faure démission », « Faure assassin », « Faure adibossou », « 45 ans, de gâchis » etc.

Entre ces slogans hostiles au Chef de l’Etat et à tous les caciques du pouvoir en place, les manifestants, en majorité les femmes toutes vêtues de rouge (comme le 20 septembre 2012) criaient à l’unisson : « Hélou loo, Hélou loo, Hélou loo », comme pour signifier qu’une menace de damnation plane sur Faure Gnassingbé et sur tous ceux qui maltraitent et maintiennent le peuple togolais dans la misère, la famine et la servitude.

A côté de ceux qui promettaient l’enfer à Faure Gnassingbé, se trouvaient des personnes qui chantaient et dansaient sur les morceaux des artistes engagés, notamment ceux du Collectif Y-en-a marre, Etiamé.

Pendant plus de cinq heures d’horloges, le trafic routier sur la nationale N°2 est bloqué par les manifestants, empêchant ainsi tout véhicule qui doit se rendre au Nigéria, Bénin, Ghana et en Côte d’Ivoire de circuler normalement. Les autorités togolaises croyaient mieux faire en refusant que les trois jours de marche ne débouchent à Déckon. Les raisons avancées étaient purement économiques. « Déckon est un carrefour commercial », ont-ils laissé entendre. Alors, entre Déckon et le boulevard du Mono, lequel des deux lieux revêt d’une importance capitale dans l’économie togolaise ? La question demeure posée.

Notons aussi que pendant les trois jours de procession, plusieurs personnes ont été arrêtées par les manifestants comme étant des infiltrés. Le premier jour le 25 septembre, une personne répondant au nom de Baoula Waganté Maenena a été arrêtée et molestée par les jeunes très remontés avant que la gendarmerie ne vienne à son secours. Selon les manifestants, il avait déclaré qu’il est journaliste et filmait la marche. Interrogé par notre confrère Francis Pedro Amuzun, l’homme a nié avoir déclaré qu’il est journaliste. Sur la carte d’identité, il est écrit Géographe urbain, né le 9 février 1980 à Kara dans la préfecture de la Kozah. Il avait un sac contenant plusieurs vêtements. « C’est suspect. Comment une seule personne peut avoir tous ces vêtements sur lui, s’il n’est pas en mission commandée. Ils viennent nous filmer pour qu’on traque après. Si on les prend, nous aussi nous allons bien les battre sérieusement », a déclaré un manifestant. Le dernier jour, deux hommes ont été également arrêtés et essuyé des jets de pierre avant de se sauver encore grâce aux forces de la gendarmerie. Ils ont été identifiés comme étant des personnes travaillant pour le compte de l’Agence nationale pour le renseignement (Anr).


Quelques réactions des responsables du CST et de la Coalition lors du dernier Sit-in

 


Maître Zeus Ata Mensah Ajavon : En rappelant la célébration du vingtième anniversaire de l’adoption de la constitution togolaise, le Coordinateur du Cst a saisi l’occasion pour appeler le peuple togolais à se rappeler des mots gravés sur le monument de l’indépendance. « Peuple togolais, par ta foi, ton courage et tes sacrifices, la Nation togolaise est née. (Compte tenu de la situation, on dira) Peuple togolais, par ta foi, ton courage et tes sacrifices, la Nation togolaise va renaître », a-t-il affirmé. Avant  de conclure, il  a rappelé ce passage de l’hymne national : « Que viennent les tyrans ton cœur soupire vers la liberté ». A l’en croire, le peuple togolais a en face, des tyrans qui ont hypothéqué leur avenir et il est temps : « lève-toi et que ton cœur soupire vers la liberté », a-t-il conclu.

 


Jean-Pierre Fabre :Pour lui, « Ce combat, nous allons le vaincre c’est pourquoi, nous n’allons plus nous laisser opprimés ». Au sujet des élections législatives qui se préparent, il dit qu’ils prendront toutes les dispositions pour empêcher sa tenue. Sur ce qui s’est passé à Adéwui, tout en regrettant les comportements relevant d’une autre époque, il croit que « C’est Eyadema qui a divisé les Togolais en opposant le Nord au Sud. Mais, il a surtout divisé le Nord», a-t-il  martelé.

 

Me Dodji Apevon :Il a réduit son allocution en une chanson. « Démocratie, oui, oui, oui. Dictature, non, non, non. La démocratie, pour le peuple togolais. La vraie paix, oui, oui, oui, la terreur non, non, non. La vraie paix pour le peuple togolais ».

 


Me Raphaël Kpande-Adjaré: Prenant la parole, le Président de la Ligue togolaise des droits de l’homme (Ltdh), membre du Cst, a aussi planché sur la détermination du peuple togolais à se libérer du joug du système Rpt-Unir. « Quand j’ai vu votre détermination sous la pluie, je me suis dit que le peuple togolais a compris que par sa foi, son courage et ses sacrifices, la nation togolaise doit renaître ». Il a par la suite élevé une vive protestation à l’encontre des responsables de la télévision nationale (Tvt) qui a été absente dans la couverture des trois jours de manifestation du Collectif « Sauvons le Togo » et ceux de la Coalition « Arc-en-ciel ». « Je ne peux pas comprendre le Directeur de la télévision nationale Kuessan Yovodevi. Il a le choix s’il veut bien faire au cas contraire, qu’il démissionne », a-t-il déclaré, très remonté. En ce qui concerne les élections, il a adressé au nom des deux regroupements un message au Ministre de l’Administration territoriale et des collectivités locales, Gilbert Bawara, d’arrêter les opérations électorales qu’il a lancées malgré les lacunes relevées dans les opérations. Même son de cloche à l’endroit de la communauté internationale surtout de la France, l’Allemagne, les Etats-Unis, l’Union Européenne et le PNUD pour ne pas cautionner la forfaiture d’un régime agonisant. « Nous ne voulons plus parler de morts après les élections dans notre pays ».

 

Agbéyomé Kodjo : Faure Gnassingbé n’a pas été le gagnant des élections de 2010. Ces dernières lui ont été volées par l’ancien ministre d’Etat, Pascal Bodjona, aujourd’hui impliqué dans une affaire d’escroquerie internationale et gardé à vue à la gendarmerie nationale de Lomé. Le président d’Obuts croit qu’avec les pressions exercées par les populations sur le régime, le pouvoir de Faure ne tiendra pas jusqu’en décembre prochain.

 

Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson : Faure Gnassingbé a intérêt à accepter la durée et la limitation de mandat. Sinon il va partir de gré ou de force !  Surnommée la « Dame de fer » par l’artiste Jah Cissé, elle a demandé aux femmes togolaises de prendre exemple sur la lutte des femmes dans le passé. Avec conviction, elle a exhorté le peuple togolais, surtout la gent féminine à marquer cette lutte.

 


Abass Kaboua : Souvent réclamé par le public, et surtout à s’exprimer en Kabyè, le président du Mouvement des républicains centristes, (Mrc) a une fois de plus dénoncé la mal gouvernance de « la clique » au pouvoir en prenant comme exemple la vente de certains grands hôtels comme l’Hôtel de 2 février, de la paix et du Bénin. « Le jour viendra où ils rendront compte de tout cela ».

 

Guillaume Koko et Jean Eklou: Ils ont interpellé la jeunesse et lui ont demandé de faire preuve de courage et de patriotisme, car le pays va à la dérive du fait de la mal gouvernance pratiquée par les autorités togolaises. Ils n’ont pas manqué d’exhorter les uns et les autres à tirer leçon des mouvements qui ont emporté certains dictateurs comme Hosni Moubarak et Ben Ali.


Fédéric Gakpara :Dans son allocution pleine rage, le président du Collectif Y-en-a marre a déclaré donner sept jours aux responsables du Cst et de la coalition de former un gouvernement de transition, car à l’en croire, le Togo est en crise.  

Sylvestre Beni

(Actu Express N°214 du 02 Octobre 2012)

Crise togolaise : Le dialogue n’est vraiment pas la panacée

Publié le 11/09/2012 à 14:56 par africinfos Tags : vie bonne belle nuit cadre afrique
Crise togolaise : Le dialogue n’est vraiment pas la panacée

Arthème AHOOMEY-ZUNU, Premier Ministre du Togo

 

Avec le pourrissement de la crise sociopolitique, nombreux sont les Togolais qui pensent que seul le dialogue pourra dénouer l’imbroglio dans lequel le Togo s’est empêtré il y a belle lurette. Cependant, face au radicalisme des positions et à l’improductivité d’une panoplie de dialogues politiques organisés sur la terre de nos aïeux, y a-t-il encore une raison de croire à la magie des concertations politiques ?

« Nous devons chercher à dialoguer, à discuter lorsqu’il y a des problèmes qui se posent y compris s’il s’agit de modifier et d’améliorer le cadre électoral », a déclaré l’actuel Ministre de l’Administration territoriale, Gilbert Bawara le 20 juin 2012. Comme réponse du berger à la bergère, Claude Améganvi du parti des travailleurs a répliqué : « Ils ne vont pas nous obliger à discuter sur le résultat d’un coup de force. C’est comme ça ils ont fonctionné depuis la nuit des temps, c’est-à-dire ils font le coup de force d’abord et ils vous appellent à discuter à leur condition, non, ce n’est pas cela ». Et le Coordinateur du Cst, Me Zeus Ajavon de renchérir : « C’est fini, nous n’allons plus discuter avec le pouvoir. Si discussions il y aura, elles ne porteront que sur  les conditions de départ de Faure Gnassingbé ».

Ces différentes déclarations sont la preuve que l’opposition, mieux les plus grands partis de l’opposition togolaise sont fatigués de dialoguer avec un pouvoir dont les faits et gestes traduisent son caractère réfractaire à tout esprit de consensus et d’ouverture.

Il y a encore quelques jours, le nouveau Premier Ministre Séléagodji  Ahoomey-Zunu a encore appelé la classe politique au dialogue qui s’est d’ailleurs ouvert hier. Mais, l’Anc, la Cdpa, le Car et d’autres partis ont eux préféré boycotter cette assise à cause du « manque de volonté politique » qu’ils reprochent toujours au parti au pouvoir.

Manque de volonté politique ? C’est le mal dont souffre la classe politique togolaise et qui conduit à toujours remettre l’ouvrage sur le chantier. L’Accord politique global, le Cadre permanent de dialogue et de concertation (Cpdc), Cpdc rénové, Dialogue à quatre…et aujourd’hui, le Togo est à son 18ème dialogue politique, mais c’est toujours le statu quo, car, au lieu de régler les problèmes, de s’attaquer aux causes réelles qui handicapent la cohésion nationale, le pouvoir se complaît à discuter des conséquences desdits problèmes. « Je suis allé voir le chef de l’Etat avant les manifestations de juin 2012. Si je finis d’aborder un point de la plateforme, croyant qu’il va parler, silence radio, Il ne dit rien. Après, il nous dit de ne pas faire le sit-in à Déckon », a indiqué Me Zeus Ajavon. Cette déclaration est la preuve tangible que le pouvoir togolais excelle dans le dilatoire. N’est-il pas savant de discuter sur les problèmes qui conduisent aux marches et sit-in du Cst que d’interdire les conséquences inhérentes aux problèmes, c’est-à-dire les marches et sit-in ?

Le gouvernement n’a forcement pas besoin des autres pour opérer les réformes, dixit le Premier Ministre Séléagodji Ahoomey-Zunu sur la Télévision nationale lorsqu’il était ministère du commerce.

Sa déclaration est une vérité absolue. Le gouvernement peut seul opérer les reformes. Au Ghana voisin, le National Democratic Congress (Ndc) l’a fait au temps de Jerry John Rawlings. Malgré qu’il ait pris le pouvoir en décembre 1981 à la suite d’un coup d’Etat, Jerry John Rawlings a entamé les réformes dès 1983 avec la clé une nouvelle constitution en 1992, laquelle lui fait obligation de quitter le pouvoir en 2000, car ne pouvant briguer un troisième mandat aux termes de la Constitution. L’opposition ghanéenne l’a accompagné dans ses initiatives jusqu'à l’arrivée de John Kuffor au pouvoir en 2001.

Au Togo, de très belles initiatives sont souvent prises seulement que la faisabilité ou la mise en pratique fait défaut. Nous l’évoquons depuis peu, l’Accord politique global (Apg) du 26 mai 2006 où tous les acteurs de la vie de sociopolitique togolaise se sont accordés sur un certains nombre de décisions pouvant résoudre la récurrente crise togolaise. Seulement que voilà, mis à part la formation d’un gouvernement avec Yawovi Agboyigbor du Car, Premier Ministre, le gouvernement met les plus importantes des recommandations de l’Apg au frigo. On peut citer entre autres, les reformes institutionnelles et constitutionnelles.

Ce qui dénote plus lemanque de volonté politique du pouvoir de Faure Gnassingbé, c’est que la plupart des recommandations qui ont été engagées, n’ont été qu’une fiction ou des engagements fictifs. Pour preuve, lorsque la question de durée et de limitation du mandat présidentiel a été évoqué au Cpdc rénové, seul le Rpt de l’époque s’est montré hostile à cette volonté de tous les partis politiques prenants part au dialogue. Il est alors évident que c’est le pouvoir de Lomé II qui bloque à dessein les négociations pour une sortie de crise. Il ne sert à rien d’accepter le point 7 de l’Apg, «La mise en place d’un cadre permanent de dialogue et de concertation sur les sujets d’intérêt national », et refuser le point 2.2.3 qui parle « des conditions d’éligibilité au mandat de Président de la République, de la limitation et de la durée du mandat présidentiel, du Sénat et des règles de désignation des sénateurs, de la réforme de la Cour constitutionnelle ».

Le découpageet la révision du code électoral ont été faits. Mais l’opposition crie au scandale : «…ils ont fait un coup de force en faisant adopter des modifications des lois électorales », dixit Claude Améganvi que nous avons cité plus haut. Aujourd’hui les conséquences de ce « coup de force », c’est des marches de protestation réprimées de manière sauvage et barbare par le pouvoir de Faure Gnassingbé. Résultats : arrestations et détentions arbitraires, blessés et morts.

En ce qui concerne le point 4 de l’Apg, le problème de l’impunité, on n’en parle pratiquement plus. Pire, les recommandations de la Commission vérité justice et réconciliation (Cvjr) sur les violences à caractère politiques de 1958 à 2005 et ainsi que celles de la Commission nationale des droits de l’homme (Cndh) sur les traitements inhumains et dégradants infligés aux détenus lors du supposé Complot contre la sûreté intérieure de l’Etat, toutes ces recommandations dorment quelque part dans les placards à la présidence de la République. En lieu et place d’une exécution desdites recommandations, les seigneurs de la torture ont repris du service. Amétépé Koffi, un manifestant arrêté lors de la marche du Cst du 22 août dernier, en sait quelque chose.

Aussi, bien qu’ayant pris part à la conférence régionale sur les élections et la stabilité en Afrique de l’ouest, tenue à Pria au Cap-Vert du 18 au 20 mai 2011 (déclaration publiée dans notre parution n° 208 du 21 août 2012), le pouvoir de Lomé II n’a jamais voulu mettre en exécution les recommandations de ladite conférence. Or, la plupart des revendications sinon les revendications du Cst portent sur les recommandations précitées et issues de différentes assises nationales, régionales et internationales. Voilà pourquoi Eric Dupuy de l’Anc a déclaré le vendredi dernier sur une station radio de la place : « On n’a pas besoin de dialoguer avant de résoudre la crise…il suffit simplement pour le pouvoir de Faure Gnassingbé d’appliquer les recommandations tant nationales qu’internationales ».

Pour toutes ces raisons, il va sans dire que le dialogue politique n’est vraiment pas la panacée pour résoudre la crise sociopolitique tant que le gouvernement togolais ne montre sa volonté et sa bonne foi à faire les choses de la manière la plus honnête possible. En conséquence, les féaux de Faure Gnassingbé doivent cesser de fatiguer le peuple, de le flouer en fredonnant la même chanson, seuls les dialogues résoudront la crise sociopolitique togolaise. Ce n’est qu’une vérité de La Palice.

Sylvestre Beni

Faure et la minorité qui pille le Togo

Publié le 05/09/2012 à 12:22 par africinfos Tags : togo merci monde enfants amis création 2010 message société nuit femmes travail voyages
Faure et la minorité qui pille le Togo

Interpellation des "escrocs" de la République :

Quand Faure Gnassingbé mettra-t-il la main sur la minorité qui pille le Togo ?


Dans son message à la nation le 26 avril 2012, veille de la fête de l’indépendance du Togo, le Chef de l’Etat a bien reconnu et déclaré que les richesses du pays sont accaparées par une minorité, ce qui fait dire que même au plus haut sommet de l’Etat, il est établi que le pays est pillé. Mais qui sont ceux qui constituent cette minorité ? Quand seront-ils identifiés et mis aux arrêts tout comme les "escrocs" pourchassés et envoyés en enfer en si peu de temps ? Faure Gnassingbé s’est-il simplement moqué des Togolais en faisant cette profession de foi ?

L’interpellation guerrière de Pascal Bodjona le samedi 1er septembre 2012 par son mentor, Faure Gnassingbé, suscite jusqu’à présent, beaucoup d’interrogations au sein de la population togolaise. Et celle qui a retenu notre attention, c’est la suite que le Chef de l’Etat donnera à sa déclaration à propos de l’accaparement des richesses du pays.

En effet, la destination des richesses du Togo n’est jamais connue par les Togolais qui de jour comme de nuit, sous la pluie et sous le soleil, travaillent. Malheureusement, leurs efforts sont engloutis dans la poche d’un groupe de personnalités et leurs familles au sein et proches du pouvoir. Jamais l’Etat ne fait des comptes sur les entrées et les sorties, pour permettre aux populations de savoir à quoi les fruits de leurs efforts servent dans le pays. La transparence n’étant qu’un mot tant prononcé par les autorités togolaises, les caisses des sociétés d’Etat sont à la merci des vautours de la République, qui s’en servent pour s’enrichir tandis que le peuple gît dans une ambiante misère sans précédent.

Des milliards de nos francs produisent par les sociétés comme Togocellulaire, Togotélécom, le Port Autonome de Lomé, la Douane Togolaise, la Poste, la Togolaise des Eaux (TDE), la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET), la Société des Grands Moulins du Togo (SGMT), la Direction Générale des Impôts (DGI), pour ne citer que celles-là, ne suffisent jamais pour faire face aux problèmes des Togolais. Ceux mobilisés par le gouvernement à travers le monde, ne sont que des gouttes d’eau dans la mer. Malgré la création d’une Cour des Comptes, les fonds ou deniers publics sont la proie des caciques du pouvoir, de leurs familles et proches, pourvu qu’ils soient en de bons termes avec le pyromane qui gouverne le pays.

La corruption à haute dose dont font preuve les responsables des sociétés d’Etat qui transfèrent les fonds publics sur leurs propres comptes bancaires et ceux de leurs enfants, maîtresses et amis, n’a jamais interpellé la justice togolaise pour y mettre fin.

Face à des scandales financiers que connait le Togo à cause de la mauvaise foi des autorités togolaises, et qui sont impunis, Faure Gnassingbé lance des assauts militaires contre des citoyens ayant des problèmes avec des escrocs de renommée internationale à la trempe d’un certain Emirati Abass Al Youssef. Pour satisfaire les besoins de cet escroc, les Togolais ne vont plus dormir tranquillement après d’intenses séances de gaz lacrymogènes et de courses-poursuites dans les rues de Lomé et des villes de l’intérieur.

Faure Gnassingbé n’a pas pu mettre la main sur ses collaborateurs qui se complaisent dans la construction anarchique des immeubles aux "bettes de somme" des femmes de fer rampant dans ses couloirs de jour comme de nuit. C’est dans ce pays qu’un Ministre des finances a détourné plus de six (6) milliards de Francs Cfa des caisses de l’Etat pour son propre compte, mais il n’a jamais été inquiété, gambadant dans les rues de la capitale et préside l’une des commissions fantômes à l’Assemblée nationale.

Dans ce pays, il a été retrouvé sur le compte bancaire de l’enfant (d’une vingtaine à peine) du Directeur Général d’une société d’Etat, une bagatelle somme de plus de deux (2) milliards de Francs Cfa, mais jamais Faure Gnassingbé ne s’est levé  pour faire arrêter l’hémorragie.

Le premier rapport de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) publié en 2011 pour le compte de l’année 2010, a révélé d’énormes fuites dans les fonds provenant des ressources naturelles au Togo. Où sont passés ces milliards de nos francs ? En tout cas, ce rapport est là pour témoigner du travail que doit abattre Faure Gnassingbé pour un réel assainissement des finances publiques.

En clair, le pillage dont font preuve certaines autorités togolaises, n’est que l’image de ce que fait le Chef de l’Etat avec les deniers publics. Des châteaux par ci, de somptueux villas et voitures de luxes par là, tant pour lui-même, que pour certains membres de sa famille, font froid au dos lorsqu’on dit que le Togo est en crise économique. Jamais, la justice ne les a inquiétés, Faure et les siens, parce qu’ils sont au-dessus de la loi. Des voyages fréquents qui coûtent des centaines de milliards au Togo, sont aussi des crimes à punir, mais comme ils sont commis par et dans l’entourage du Chef de l’Etat, rien ne se fait. Voilà que pour des affaires sans tête ni queue, des citoyens sont envoyés à l’abattoir, signe d’un règlement de compte pur et simple.

Il est donc temps que le Chef de l’Etat, comme il l’a si bien dit dans son message toujours vivace dans l’esprit des Togolais, aille en guerre contre les crimes économiques perpétrés dans le pays, où qu’ils sont commis. Désormais, les Togolais veulent savoir ce à quoi les fruits de leurs efforts sont destinés. D’où la nécessité pour le Président de la République de rendre régulièrement compte des entrées et dépenses de l’Etat. C’est à ce seul prix que ses paroles seront désormais considérées par les populations qui le trouvent trop utopique, baratineur et accroc des discours phraseurs.

David IHOU, un alité intellectuel au péril de l’alternance

Publié le 05/09/2012 à 12:06 par africinfos Tags : vie monde amis création 2010 togo
David IHOU, un alité intellectuel au péril de l’alternance

Dr David Ekoudé IHOU, ancien ministre de la Santé

 

 

 

Chaque fois, il sort de nulle part à la manière d’un rustre, pour raconter des bobards qui empoisonnent la vie sociopolitique togolaise. Chaque fois, il se prononce à la manière d’un rescapé de la première guerre mondiale pour prononcer des propos déplacés à l’encontre de ses compagnons de lutte d’hier. Chaque fois, il laisse ses thermomètres, seringues et fiches d’ordonnance pour décrire de façon paraphrastique, la situation politique du Togo à la manière d’un grabataire de la démocratie. Chaque fois, il réagit à l’encontre des mesures de l’opposition visant à réaliser l’alternance politique à la tête du Togo, sans jamais tenir compte des aspirations du peuple togolais. Chaque fois, il surgit tel un arc-en-ciel, pour semer la confusion dans les esprits avec ses idées paraplégiques pour qualifier de nulle, la lutte que mènent les citoyens au sein de l’opposition pour la sortie du Togo de ses nombreuses crises. Chaque fois, il se fait découvrir comme un pion nuisible au service du pouvoir RPT/UNIR pour déstabiliser les forces démocratiques dans leur combat pour la libération du peuple togolais. Chaque fois, chaque fois, chaque fois…

Eh oui, chaque fois, c’est lui : Docteur David Ekoudé IHOU, ancien Ministre de l’ère KOFFIGOH, qui, dans l’ultime but de se voir confier à nouveau un poste au sein de l’appareil de l’Etat, notamment celui d’un Maire, fait des réflexions bidon qui encensent le régime dictatorial et assassin qui régente le Togo depuis 1967, et qui plombent l’opposition démocratique.

Comme on pouvait s’y attendre, après l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) et son Président Nationale, Jean-Pierre Fabre alias toutoutou (fantôme en langue Bassar signifiant "ce qui fait peur") face au régime Gnassingbé, et le Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC), le fameux ancien Ministre de la santé des années de troubles au Togo qui a des explications à donner sur le sort réservé à Tavio Ayao Tobias Amorin, David Ekoudé IHOU, s’en prend aujourd’hui au Collectif "Sauvons le Togo" (CST) dans ses stratégies de lutte pour arriver à bout de la clochardisation des Togolais.

Comme dans ses habituelles dérives volontaires, l’auteur des articles incendiaires dans les colonnes de certains journaux, se veut incrédule devant les remèdes que le CST a bien voulu apporter aux problèmes des Togolais. Ainsi, les actes de vandalisme que les milices du pouvoir togolais ont toujours posés pour tâcher le CST de mouvement incivique, sont à l’origine de la sortie rocambolesque du Docteur IHOU. Alors, il se demande si le CST est devenu finalement le CDT, acronyme de Collectif Détruisons le Togo. Quelle myopie politique !

David IHOU croit ainsi pouvoir gagner la confiance du Chef de l’Etat Faure Gnassingbé et ses sécurocrates en parlant mal du CST, comme le font déjà si bien certains confrères journalistes en fin de course, amis intimes et nocturnes du pouvoir qui se sont dévoilés aujourd’hui à la face du monde.

Le caractère abject des réactions de l’ancien Ministre de la Santé, Docteur David IHOU est l’expression du dégoût d’un quarteron d’hommes politiques dits opposants modérés à l’égard du CST. Mais comme nous le savons, le Togo sera sauvé, Docteur David IHOU et ses amis du régime demeureront dans leur grabat politique, à la recherche d’un poste de Maire de la ville de Lomé. Il doit être plus sage lorsque l’inspiration lui vient d’insulter les forces démocratiques au Togo, car comme lui, un avocat s’y est mis depuis juin 2010 et qui aujourd’hui, ressort bredouille de l’hôtel GNASSINGBE-OLYMPIO, plus que déçu, sans avoir jamais été ni Maire, ni Ministre, ni Ambassadeur, ni tout ce dont il a rêvé en défendant l’indéfendable.

Et comme le sait le Président du Gondwana depuis Paris, qui évite lui aussi la création d’un Collectif "Sauvons le Gondwana" (CSG) à la trempe du CST, «la fin justifie toujours les moyens».


Sébastien Lionel (Le Triangle des Enjeux N°209 du mercredi 05 Septembre 2012)

Confrontation entre Pascal Bodjona et Abass Youssef

Publié le 26/08/2012 à 19:10 par africinfos Tags : homme amis société togo

Probable confrontation entre Pascal Bodjona et Abass Youssef :

 

Jusqu’où ira Faure Gnassingbé ?


Après le théâtre honteux qui s’est déroulé du vendredi 10 au lundi 13 août 2012 entre la justice togolaise et Pascal Bodjona, le pouvoir en place n’est pas à la fin des tentatives d’inculpation de l’un de ses poumons. Pour ce faire, il opte pour une autre voie, celle d’une confrontation entre l’Emirati Abass Youssef, présumée victime d’escroquerie internationale et l’ancien porte-parole du gouvernement togolais. Si cette voie est approuvée par le Chef de l’Etat, les tenants de cette affaire iront jusqu’au bout pour faire venir l’Emirati à Lomé.

Selon des informations de plus en plus persistantes, le Président du Groupe Pilatus sera au Togo dans les tout prochains jours. Non seulement son arrivée à Lomé va permettre aux Togolais d’en savoir plus sur l’affaire qui l’oppose à Sow Bertin Agba, affaire pendante devant la justice, mais aussi et surtout elle situera l’opinion nationale sur l’implication ou non de l’ancien Ministre de l’Administration Territoriale, de la décentralisation et des collectivités Locales. A ce rendez-vous, Pascal Bodjona qui dit n’être impliqué dans aucune affaire d’escroquerie contrairement à ce que clament haut et fort ses détracteurs, devra confronter avec Abass Youssef pour la manifestation de la vérité. Mais des sources révèlent que c’est dans l’ultime but de confirmer par tous les moyens que Pascal Bodjona est lui aussi complice de l’escroquerie internationale pour laquelle il a frôlé la prison le vendredi 10 août passé.

Pascal Bodjona ira-t-il en prison ? C’est la question qui demeure posée après toute la scène qui s’est déroulée du vendredi 10 au lundi 13 août dernier à Lomé. Si son inculpation n’a pas pu avoir lieu contrairement au plan bien établi par ses détracteurs et des mains invisibles derrière ce dossier brûlant, c’était grâce à sa détermination à ne voir la justice dire rien que la vérité et aussi à la perspicacité et à la vigilance de ses conseils. Pour beaucoup de Togolais, son implication dans cette affaire n’est que pure machination d’où des vaines tentatives de son arrestation. La plupart des observateurs de la scène politique nationale voient un règlement de compte venant des amis de l’ancien ministre au sein du pouvoir.

Le pouvoir Rpt/Unir que ce dernier a longtemps servi et défendu bec et ongles, lui crée aujourd’hui une insomnie totale.

D’autres estiment que si l’implication de Pascal Bodjona dans cette affaire était fondée comme les manipulateurs de la justice le font croire depuis un certain temps, il allait être mis aux arrêts avant même que la procédure judiciaire ne soit enclenchée contre lui, surtout lorsqu’il a refusé de répondre à la deuxième convocation à lui adressée par le juge d’instruction le lundi 13 août 2012. Cela étonne plus d’un qu’il a tenu tête à la justice et au pouvoir, ce que Kpatcha Gnassingbé n’avait pas pu faire lorsqu’il était recherché par la gendarmerie.

Une autre question est de savoir si Abass Youssef qui n’a pas cité le nom de Pascal Bodjona dans sa plainte déposée à la justice togolaise début 2011, acceptera de venir à Lomé pour un face à face tant attendu. On se rappelle que Faure Gnassingbé avait tenté déjà de faire venir cet homme d’affaires à Lomé, ce qui n’a pas été le cas parce que selon des informations dans l’entourage du Chef de l’Etat lui-même, l’Emirati ne semblerait plus aller loin dans cette affaire qui lui serait devenue une arrête dans la gorge.

L’acharnement dont Pascal Bodjona est victime depuis la semaine dernière est la preuve tangible qu’il est dans le collimateur des caciques du pouvoir de Lomé II qui ne le voient plus avec de bons yeux. Pour bien de Togolais, le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé est décidé à en finir avec son grand ami et collaborateur direct, pour ses supposées ambitions pour le fauteuil présidentiel. Comme au Togo, personne, que ce soit au sein du pouvoir, de l’opposition ou de la société civile, n’a le droit d’avoir des ambitions présidentielles au risque de subir les affres des Gnassingbé. Une manière de dire que Faure Gnassingbé veut mourir au pouvoir comme son père Etienne Yaovi Gnassingbé Eyadema. D’autres sources voient un lien entre cette déchéance programmée de Pascal Bodjona et le départ précipité de l’Ambassadeur de l’Allemagne au Togo, Alexander Beckmann, à qui les autorités togolaises prêteraient les mêmes intentions au profit de l’ancien ministre de l’Administration Territoriale et son frère Sow Bertin Agba.

Cette affaire connaîtra de nouveaux rebondissements dans les jours à venir si l’Emirati Abass Youssef arrivait à Lomé comme cela se susurre dans l’entourage du Chef de l’Etat. Une réunion de haut niveau serait tenue le mardi 14 août dernier à cet effet où les collaborateurs du Président de la République et des officiers judiciaires ont planché spécialement sur l’autre moyen devant aboutir à l’arrestation de Pascal Bodjona qui à l’heure où nous mettons sous presse, est surveillé comme du lait sur le feu afin d’éviter qu’il fuie le pays.

Kodzo A. Vondoly

Gilbert Bawara pris en flagrant délit de mensonge

Publié le 21/08/2012 à 13:58 par africinfos Tags : background togo
Gilbert Bawara pris en flagrant délit de mensonge

Au cours d’une rencontre avec la presse le16 août 2012, les membres du Collectif « SAUVONS LE TOGO » (Cst) à travers une déclaration liminaire, exige la démission immédiate et sans condition du ministre Gilbert Bawara pour avoir travesti les termes de discussion du 14 août 2012 qui a eu lieu entre une délégation du Cst, son ministère et ceux de la Sécurité et de la Protection civile et des Droits de l’homme, de la consolidation de la démocratie et de la formation civique.

background: none repeat scroll 0% 0% white;">«…Le Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités Locales et ses collègues ont attiré l’attention de la délégation du CST sur la nécessité de préserver l’ordre public ainsi que la sécurité des personnes et des biens lors des manifestations sur la voie publique. Les membres du gouvernement ont à cet égard, souligné les risques sérieux de violences et de dégradation des biens et des édifices publics et privés qui sont encourus par l’ensemble des citoyens lors des sit-in et autres manifestations organisées dans des emplacements où sont concentrées les activités commerciales et où le trafic est intense. Il en est ainsi en particulier de la place dite Déckon, de même que des abords, périmètres et autres endroits contigus au marché.…Dans le souci de prémunir l’ensemble des citoyens non concernés par les manifestations contre les risques d’incidents et en vue de leur permettre de vaquer librement à leurs occupations, le ministre de l’Administration Territoriale, des collectivités Locales et ses collègues ont indiqué à la délégation du CST l’interdiction d’organiser dorénavant les manifestations publiques notamment les sit-in dans les endroits précités ». C’est ce qu’on peut retenir du communiqué signé du ministre de l’Administration Territoriale Gilbert Bawara suite à l’entretien qu’il a eu le mardi 14 août 2012 avec une délégation du Cst conduite par Me Ata Messan Zeus Ajavon. Ce dernier était entouré pour la circonstance de ses confrères Raphaël Kpande-Adzare et Jil Benoît Afangbedji. Agbéyomé Kodjo, Tchakoura Bode et Edem Atantsi étaient également de la délégation. Le ministre quant à lui était avec ses collègues Damehane Yark, Doris Wilson de Souza respectivement, Ministre de la Sécurité et de la Protection civile et Ministre des Droits de l’homme, de la consolidation de la démocratie et de la formation civique.

background: none repeat scroll 0% 0% white;">Ce communiqué signé unilatéralement par Gilbert Bawara a provoqué le courroux des membres du Cst qui l’ont clairement signifié à travers une conférence de presse en date du 16 août 2012 : « C’est avec étonnement, consternation et indignation que Le Collectif "SAUVONS LE TOGO" a appris sur les médias publics, le communiqué unilatéral au contenu fallacieux que le ministre Gilbert Bawara a cru devoir publier tendant à faire croire à l’opinion que les deux parties à l’issue de la rencontre se seraient entendues sur l’interdiction de DECKON comme lieu de chute de la marche, dans le seul et unique but malsain de démobiliser les populations et de semer la confusion au sein de l’opinion », pouvait-on lire dans la déclaration liminaire du Cst. Aussi est-il distinctement précisé la démission du Ministre de l’Administration Territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales : « Le CST est d’autant plus choqué que le ministre Gilbert BAWARA présume d’avance que même les manifestations à venir sont d’ores et déjà dangereuses comporteraient des risques avérés de dérapages et de dégradation des biens publics et privés et donc interdites systématiquement. Face à l’outrecuidance du ministre Gilbert Bawara, personnage sans scrupule connu pour ses propos inconvenants, impudents, outranciers et désobligeants à l’endroit du peuple togolais, et son mépris avéré des leaders de l’opposition, dont le retour au Gouvernement a été ressenti comme une provocation par la population et qui vient d’être pris en flagrant délit de mensonge, le Collectif Sauvons le Togo ne peut qu’exprimer son indignation, sa profonde déception et son dégoût. En conséquence et à bon droit, le Collectif Sauvons le Togo exige sa démission immédiate et sans condition du Gouvernement de la République».

background: none repeat scroll 0% 0% white;">Voilà une dérive mensongère du ministre Gilbert BAWARA qui risque de pourrir davantage l’atmosphère politique togolaise et plongera plus le pays dans l’impasse.

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background: none repeat scroll 0% 0% white; text-align: right;">Sylvestre Beni

background: none repeat scroll 0% 0% white; text-align: right;">(Actu Express N°208 du mardi 21 août 2012)

Affaire Agba: Les natifs de Kouméa sur le pied de guerre

Publié le 21/08/2012 à 13:33 par africinfos Tags : homme amis société background togo

L’affaireBertin Agba connaît depuis le 10 août 2012 une nouvelle tournure avec une tentative avortée d’inculpation de Pascal Akoussoulèlou Bodjona. Les rebondissements dans cette affaire risquent de tirer le pays vers un conflit ouvert puisque presque tous lesnatifs de Kouméa où qu’ils se trouvent, se mobilisent pour dire non à l’arbitraire, non à une inculpation fantaisiste et illégale dePascal Bodjona, un fils de Kouméa.

« Si par des malices des mesquins veulent aussi le (Pascal Bodjona) mettre gratuitement en prison comme ils ont planifié le coup et l’ont réussi pour Bertin Agba, eh bien cette fois-ci ils doivent compter avec tout le village de Kouméa, puisqu’ils doivent se préparer pour nous mettre tous en prison… ». C’est en ces termes que s’exprimait un fils de Kouméa, un village du nord Togo, avec un ton plein de colère. En analysant la déclaration de ce jeune étudiant d’une des deux universités publiques du pays et des autres révélations faites dans ce dossier, on comprend tout de suite que c’est quelqu’un qui est dans le secret des dieux et dont la déclaration est l’expression de la tension qui semble montée dans les rangs des natifs de Kouméa depuis que le pouvoir de Faure Gnassingbé veut inculperl’ancien Ministre de l’Administration Territoriale Pascal Bodjona avec la complicité d’une justicetogolaise aux ordres et utilisée à des fins politiques.

D’après nos recoupements, le lundi 13 août 2012, une forte délégation arrivée de Kouméa en plus des ressortissants de ce village à Lomé, ont rendu visite au ministre Bodjona en fin de soirée pour mieux s’imprégner des derniers développements dans cette rocambolesque affaire d’escroquerie internationale dont l’Emirati Abass Youssef serait victime de la part du Directeur Général d’OPS Sécurité, Sow Bertin Agba. De source digne de foi, toute la délégation a réaffirmé à l’ancien ministre sa ferme volonté à le soutenir quelle que soit l’allure que prendra l’affaire et le prix à payer. « Ils se sont dits que plus jamais, ils ne laisseront un des leurs subir ce qui arrive actuellement à Bertin Agba parce qu’ils auraient sous-estimé l’affaire à son début », a indiqué notre source.

Et depuis ce lundi 13 août, les natifs de Kouméa à Lomé ne se lassent de défiler dans la maison du ministre pour non seulement lui remonter le moral mais aussi et surtout s’informer de l’évolution de l’affaire et rendre compte à ceux qui sont au village pour que chacun soit au même degré d’informations.

En y voyant de plus près, cette affaire d’escroquerie tendant à nuire socialement et politiquement à certains Togolais, promet de graves étincelles dans un futur proche.

 

Sylvestre Beni

Arthème Ahoomey-Zunu en campagne déguisée dans le Kloto

Publié le 14/08/2012 à 16:55 par africinfos Tags : dieu mort togo
Arthème Ahoomey-Zunu en campagne déguisée dans le Kloto

Le weekend dernier, le Premier Ministre Arthème Ahoomey-Zunu était dans la préfecture de Kloto. A travers une tournée effectuée dans certaines villes de la préfecture dont sa localité d’origine, Kpélé-Adéta, et qui frise une campagne électorale, le chef du gouvernement a semblé s’attaquer à l’agréable avant le nécessaire.

Reçu en grande pompe dans sa préfecture d’origine, le Premier Ministre Ahoomey-Zunu s’est lancé  en campagne déguisée. Habillés en Tee-shirts à l’effigie de l’Union pour la République (Unir), des groupes folkloriques de Kpélé-Adéta l’ont accueilli dans une ambiance festive. Le chef du gouvernement était allé pour dit-il, rendre grâce à Dieu pour son choix à ce poste plus ou moins paradisiaque par le Président de la République, lui qui n’a qu’un laps de temps à passer pour une mission bien déterminée.

Au moment où le climat politique s’est dégradé à la veille des élections dont les conditions d’organisation ne sont nullement acceptées par l’ensemble de la classe politique, Arthème Ahoomey-Zunu appelé en messie flâne dans le grand Kloto pour goûter aux honneurs des populations affamées. Le dialogue qu’il a promis continuer comme prescrit dans sa feuille de route, est toujours au point mort, alors que c’est l’une des conditions favorables à des élections aux contours clairs.

Cette tournée est conçue simplement pour faire dire aux populations de Kloto en général et à celles de Kpélé-Adéta en particulier, que le Chef de l’Etat a confiance en elles, alors, en retour, il faut lui témoigner cette confiance lors des prochaines élections au Togo. La sortie du Premier Ministre est une campagne politiquement enjolivée par cette idée de remerciements au Chef de l’Etat. Comme tous les ministres, Arthème Ahoomey-Zunu a donc démarré sa campagne électorale pour Faure Gnassingbé au détriment de la CPP, le parti où il a évolué dès les premières heures de ses ambitions politiques.

Arthème Ahoomey-Zunu est bien placé pour savoir que l’heure n’est pas au populisme ni à des tournées qui pouvaient se résumer seulement en une messe d’actions de grâce pour sa nomination.

On espère qu’il a bien écouté les doléances de ses frères et sœurs de Kpélé-Adéta et qu’il les satisfera à temps.

Là où le transfuge de l’opposition est le plus attendu, c’est d’amorcer un dialogue franc avec ses anciens compagnons de lutte. C’est à ce seul prix qu’on peut apprécier l’efficacité de l’action de son gouvernement.

Kodzo A. Vondoly(Actu Express N°207 du mardi 14 août 2012)