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Par SPEEDEWEED@PROTONM, le 11.12.2022
Le 18 décembre 2014, plusieurs autorités et personnalités ont assisté à la cérémonie d'inauguration d'une bibliothèque au lycée d'Assahoun, situé à 65 kilomètres environ de Lomé.
Don du Cénacle, Association de la Nouvelle Génération d'Ecrivains Africains, cette bibliothèque porte le nom d'une sommité africaine de nationalité togolaise, Edem KODJO, ancien Secrétaire général de l'OUA-UA, ancien Premier Ministre du Togo, Président de la Fondation PAX AFRICANA et auteur écrivain de renom, Grand Prix Littéraire d'Afrique Noire.
En présence du Préfet de l'Avé et d'autres autorités de l'enseignement secondaire, le Cénacle a remis ce complexe composé de 527 ouvrages audit lycée. Cette cérémonie a couplé avec la célébration au Togo, du 13ème anniversaire de la disparition de Léopold Sédar SENGHOR dont l'initiative est financièrement soutenue par l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).
Pour Edem KODJO, présent à ladite cérémonie, "c'est une très bonne chose, ce que le Cénacle vient de faire. Créer une bibliothèque en mon nom, c'est d'abord amener les élèves à côtoyer l'intelligence et le savoir. Je suis très reconnaissant au Cénacle et à ses responsables qui m'ont fait cet honneur."
Le Président du Cénacle, Kodzo Adzewoda VONDOLY a quant à lui, exprimé la satisfaction totale de son association dans la réalisation de ce projet ambitieux. Il a annoncé que ce projet s'étendra vers d'autres établissements scolaires du Togo en 2015, dont le lycée Noèpé-Aképé dans le village natal d'Edem KODJO.
Un nouveau bloc sera construit pour abriter la bibliothèque. Pour ce faire, l'honorable Robert ABOLOU, Député de l'Avé à l'Assemblée Nationale Togolaise, a promis publiquement de financer la construction dudit bloc dont les travaux vont démarré incessamment.
Les élèves des écoles préscolaires et primaires publiques ne payent plus les frais d’écolage depuis la rentrée 2008-2009. Cette décision a été prise par le gouvernement togolais le 1er octobre 2008 à la suite d’un conseil des ministres tenu sous Faure Gnassingbé. Presque deux ans après, non seulement l’effet positif de cette décision tarde à se réaliser, mais pire, pour manque d’effectifs, certaines salles de classe sont lassés pour compte. C’est le cas de l’école primaire publique Adjomayi, situé en face du siège principal de l’Institut africain des études commerciales (IAEC), devenue une véritable forêt classée, où cohabitent élèves et reptiles de tout acabit.
Cela fait bientôt trois ans que le gouvernement togolais à décider d’alléger les souffrances financières des parents d’élèves en prenant en charge les frais d’écolage de leurs enfants du préscolaire et du primaire public. Bien que cette décision soit qualifiée de tardive par certains de nos concitoyens, d’autres par contre ont salué l’initiative car, non seulement elle permettra aux parents les plus démunis de scolariser leurs enfants sans se faire trop de soucis, mais de donner surtout la chance aux filles d’aller à l’école et de vaincre le mythe selon lequel, "une fille à l’école, ça n’aboutira à rien".
Mais bientôt trois ans que cette décision est effective dans tous les centres publics du Togo, le résultat est insignifiant, maigre et diversifié. Des parents d’élèves continuent d’être victimes de certains frais dits "parallèles", institués de manière cavalière par des directeurs véreux de certains établissements publics. Ces pratiques malsaines visant à escroquer, mieux voler, osons le mot, sont monnaie courante aujourd’hui, mais présentées comme des fonds destinés à réhabiliter des salles de classe souvent vétustes. En réalité, c’est bien ces directeurs qui s’en régalent à volonté.
Autre problème, à cause de cette gratuité de l’école, les salles de classe sont pleines à claquer dans certaines localités, puisqu’il n’y a pas d’accompagnement nécessaire de l’Etat togolais pour équiper les établissements de tables-bancs. Le contraire devrait normalement permettre aux directeurs des écoles de réduire considérablement le nombre d’élèves dans d’une salle de classe. Aujourd’hui, ils sont près de 100 à 150 élèves conservés dans les classes comme dans une "boîte de sardine", ce qui rend difficile la tâche aux enseignements. Ces derniers n’arrivant plus à évaluer les élèves à des intervalles réguliers comme cela se doit, les abandonnent souvent à leur sort et c’est le niveau intellectuel des enfants qui en pâtit.
Mais le hic, sinon le pic, c’est quand cette gratuité contraste avec l’abandon de certaines salles de classes dans les écoles de la capitale pour cause de manque d’effectif ou d’élèves. C’est triste, mais c’est bien la réalité. A l’école primaire publique Adjomayi de Bè Dossoukopé, des salles de classe devenues de véritables forêts classées hébergeant des reptiles de tout acabit, viennent s’ajouter celles transformées en magasin où sont stockés des bois destinés à la vente. Pire, sans leur toiture, certaines constituent des cibles privilégiées de certains habitants de ce quartier, qui viennent nuitamment y faire leur besoin à gogo.
Comment est-on arrivé là ? Et pourtant, l’école est gratuite et doit normalement drainé du monde. C’est bien cette question qui taraude tous les esprits puisqu’à chaque rentrée des classes, le même directeur dit à certains parents d’élèves qu’il n’y a pas assez de place pour leurs enfants dans son établissement. Mais paradoxe, il y en a tout de même pour stocker les bois destinés au commerce et héberger les reptiles.
Gratuité veut-elle dire démission du gouvernement dans la gestion des biens publics ?
Selon des témoignages reçus sur place, ces salles de classe devenues une véritable forêt, font déjà plus de 5ans dans cet établissement et jamais le directeur n’a demandé à ce qu’on entretienne le lieu. Selon, Kokou, il y a encore quelques jours, notamment un dimanche soir, alors que des enfants jouaient devant une salle de classe, ils sont aperçu un long serpent noir, qui descendait un buisson. Pris de panique, ils ont tous quitté le lieu en courant, laissant leurs habits et leurs sandalettes.
Alors, pourquoi élèves et serpents doivent cohabiter dans un établissement scolaire ceci devant le silence coupable du directeur depuis des années ? Pourquoi les inspecteurs qui sillonnent nuit et jour les établissements pour contrôle, n’ont pas daigné verbaliser ce directeur, pour que le lieu soit mis au propre ? Les frais parallèles sont-ils si importants au point qu’ils faillent oublier l’essentiel ? Ou attendent-ils de voir un élève mordu par un serpent avant de réagir ?
C’est encore dans cette insécurité monstre que les élèves de l’école primaire publique Adjomayi de Bè Dossoukopé, un quartier de Lomé, ont débuté depuis le 3 octobre dernier les cours au milieu des serpents et autres reptiles.
Loin de nous toute idée de jeter un mauvais sort sur les élèves de cet établissement, mais nous croyons que le pire est devant nous.
Que la ministre Léguézim-Balouki réagisse promptement afin que nous ne soyons devant le fait accompli. A bon entendeur, salut.
Sylvestre Beni
Après les étudiants, c’est le tour de leurs enseignants d’engager très prochainement un bras de fer avec les autorités gouvernementales du pays pour exiger leurs meilleures conditions de vie et de travail. Réunis le mercredi 13 juillet 2011 à l’Université de Lomé, les enseignants du supérieur ont élaboré les voies et moyens pour amener le gouvernement togolais à satisfaire leurs revendications.
Le deuxième quinquennat du fils du “père de la nation” pourrait lui coûter les yeux de la tête. En effet, depuis sa réélection à la tête du Togo, Faure Gnassingbé vit un véritable cauchemar avec les contestations tous azimuts dans presque tous les domaines. Des marches du Front républicain pour l’alternance et le changement (Frac) aux revendications estudiantines, sans oublier la grogne des médecins, le pouvoir de Faure Gnassingbé est véritablement pris en tenaille. Mais, ceci est loin de finir puisque les enseignants du supérieur rentreront dans la danse très bientôt. La preuve, ils étaient en conclave le mercredi 13 juillet 2011 dans le grand amphithéâtre de la faculté des sciences de l’université de Lomé pour élaborer les stratégies à mettre en œuvre en vue de revendiquer une revalorisation salariale, de meilleures conditions de travail, des pensions non-versées par l’Etat à la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), des primes académiques, de logement etc. Au cours de cette assemblée générale convoquée par les responsables des deux syndicats du supérieur et dirigée par un présidium composée de quatre personnes dont le professeur Michel Goeh-Akue, secrétaire du Syndicat des enseignants du supérieur du Togo (Sest), il s’est agi de restituer à la base, les termes des discussions en cours avec les autorités gouvernementales en vue de la satisfaction de leurs revendications.
Au cours des échanges, il ressort que rien de concret n’a été obtenu pour l’instant, puisque le médiateur nommé par le gouvernement togolais, le professeur Komlanvi Gbéassor est absent du pays. Mais, à en croire les déclarations du présidium, ce dernier laisserait entendre qu’ « il y a une volonté du gouvernement de faire quelque chose, notamment sur le budget de 2012».
Aux termes des échanges lors de cette assemblée, les enseignants du supérieur sont arrivés à cette conclusion de demander un échéancier au gouvernement pour la satisfaction de leurs doléances. Par ailleurs, ils sont revenus sur le récent accord intervenu entre les autorités gouvernementales et les étudiants. Au cours de cette phase de la rencontre, ils ont passé au peigne fin, les huit points contenus dans cet accord, notamment le chapitre concernant les décisions académiques. Là, ils ont été unanimes à attendre les apports du gouvernement tels que libellés dans les accords pour une meilleure applicabilité des décisions prises.
Même si cette assemblée générale s’est tenue dans une ambiance bon enfant, il ne faut pas exclure que le campus s’embrase encore un de ses quatre matins à cause de la lenteur du gouvernement à anticiper sur les crises dans les secteurs sociaux. Il faudrait qu’un cadre de dialogue et de concertation soit mis sur pied pour épiloguer sur toutes les revendications des enseignants du supérieur afin d’éviter les jeux de cache-cache, des courses-poursuites et les gaz lacrymogènes qu’on a récemment connus sur le campus de Lomé lors la grogne des étudiants.
Sylvestre Beni
Le Commandant Yark Daméhane (au milieu) en train d'apaiser les étudiants
Grogne des étudiants de l’Université de Lomé :
Le «vendredi noir» évité de justesse
Prévue pour le vendredi 1er juillet dernier, la marche de protestation organisée par les étudiants de l’Université de Lomé a été une fois encore réprimée dans les rues de Lomé. Cette marche qui devait échouer au palais de la présidence de la république, a été vite endiguée et circonscrite au boulevard Jean Paul II par les forces de sécurité.
Très tôt dans la matinée du vendredi dernier, les étudiants de l’Université de Lomé ont envahi le Boulevard Jean Paul II et pris d’assaut la place « colombe de la paix », le lieu du rassemblement. Sur les pancartes brandies ça et là du boulevard jonché des pneus brûlés et d’ordures, on peut lire : «Pour la non violence, K. Ahadzi-Nonou doit dégager», «Trop c’est trop», «Une revendication = 6 ans d’exclusion. 6 ans c’est peu ! 60 ans c’est mieux. 600 ans c’est meilleur. Sinon, réinsertion», «Nous voulons des cours, pas de gaz, des profs, pas de Sodja, Midékuku looo», «Campus ? Camp». En réponse, des gaz lacrymogènes à profusion jusqu’à l’arrivée du Commandant Yark Daméhane qui a imposé une trêve aux gendarmes déployés sur le terrain. Il a calmé les tensions à sa manière avant que le Ministre de la Sécurité, le Colonel Latta Gnama ne vienne lui aussi appeler les étudiants au calme. Peu après le départ des deux autorités, les étudiants ont été contraints de rejoindre le campus. Chemin faisant, ces jeunes sans arme ont été rattrapés par les forces de l’ordre en face de Cica Toyota. Après moult discussions, sentant le piège à eux tendu, les étudiants ont refusé de fouler le sol de l’Université de Lomé toujours bouclée par les forces de répression. Quelle ne fut leur surprise lorsque les gaz ont commencé par rejaillir comme une pluie orageuse. Alors, la riposte a débuté. Jets de pierres, pneus brulés etc. La circulation n’était plus normale car les gaz sont envoyés partout sur le Boulevard Gnassingbé Eyadema. Empruntant l’avenue des hydrocarbures en allant vers l’Ambassade du Nigeria, les étudiants étaient poursuivis jusqu’à l’Hôtel Excellence où la bataille a été rude. Plusieurs blessés sont enregistrés dans les rangs des manifestants. Ils ont été conduits par des représentants des Organisations de défense des droits de l’homme dans des cliniques environnantes pour leurs premiers soins. Comme en témoigne Nikabou Batadé, étudiant en 2ème année de Droit à l’Université de Lomé, atteint par balle blanche et aussitôt secouru par les habitants du quartier, il pleure dans son lit d’hôpital.
Au moment où les quartiers Tokoin-Lycée, Nukafu et ses environs étaient en effervescence, les jeunes du quartier Bè se mobilisaient pour rallier les étudiants déterminés à en découdre avec les forces de sécurité. Une armada de corps habillés a endigué le mouvement de contestation au niveau de Gakpoto. On a frôlé le pire.
Précisons que cette marche a eu lieu malgré l’interdiction du gouvernement très tard dans la nuit du jeudi 30 juin passé. En effet, dans un communiqué rendu public la veille des manifestations, le gouvernement a invité le Mouvement pour l’épanouissement des étudiants togolais (Meet) à une reprise des discussions entamées depuis mi-juin. Dans le même communiqué, l’exclusion du président du Meet Adou Séibou a été suspendue. Et si ces mesures étaient prises et rendues publiques très tôt, les étudiants n’en seraient pas arrivés là. Vivement, que les revendications de ces derniers soient satisfaites pour arrêter le mouvement qui rappelle la révolution du Jasmin en Tunisie et un 5 octobre au Togo.
Aux dernières nouvelles, les étudiants ont réclamé le report des examens à trois semaines afin de mieux se préparer. Ils ont par ailleurs lancé l’observation des sit-in au campus universitaire de Lomé qui a débuté hier lundi et qui se poursuit jusqu’à satisfaction de leurs revendications. Selon les informations à notre possession, des individus armés, sillonneraient le campus sur des motos.
Kodzo A. Vondoly
Dans le souci d’accompagner le vaste programme de l’Education Pour Tous (Ept) lancé par le gouvernement togolais depuis quelques années, des étudiants des Universités du Togo et certains jeunes leaders multiplient les actions pour contribuer à la réussite de ce processus. C’est le cas de l’association Café Curieux qui vient de procéder au lancement officiel de ses activités le samedi 15 janvier dernier à l’Espace Culturel Fil Bleu à Lomé.
Pour encourager et booster l’éducation au Togo, il faut mener diverses actions sur toute l’étendue du territoire national. Ceci, à travers des séances de sensibilisation, tant au niveau des parents qu’à celui des élèves et enseignants sans oublier toutes les populations où la scolarisation demeure un rêve. C’est dans ce cadre que l’association Café Curieux a vu le jour à Lomé le 11 novembre 2010 et officiellement présentée la semaine dernière.
La cérémonie a donc permis aux membres de présenter l’association, son but, ses objectifs et ses moyens d’action. Dans son discours de circonstance, Ayawo Amétépé Nouloloé, président de Café Curieux, a exprimé ses vœux les plus ardents pour la culture de l’excellence dans la vie quotidienne de la jeunesse qui est la relève de demain, et pour lui, cela doit passer par une éducation de qualité. La création de cette association est consécutive à de nombreux constats faits dans la vie des étudiants togolais à s’afficher en tant que bâtisseurs de demain. «Nous avons constaté la réticence de la jeunesse togolaise, surtout en milieu estudiantin. Avec quelques camarades, nous avons émis l’idée de créer cette association, ce qui a été approuvé par les étudiants de divers départements ». il poursuit en disant : «Nous sommes conscients des limites de nos connaissances, alors nous avons à les éradiquer en les surmontant. L’ignorance est une prison et nous devons quitter l’obscurité pour aller à la lumière».
Pour Kangni Alem, écrivain et professeur à l’Université de Lomé, parrain de l’association, l’initiative de ces jeunes est à encourager. Il les a exhortés à être sérieux dans tout ce qu’ils ont à entreprendre et à ne jamais désespérer. Les mêmes mots d’encouragement ont été prononcés par Cyriaque Noussouglo, Directeur de l’Espace Culturel Fil Bleu, qui les a appelés à plus d’efforts pour réaliser le vœu de tous : construire un Togo instruit.
Entre autres objectifs, Café Curieux compte promouvoir l’amour de la patrie chez les jeunes, les encourager à se rapprocher de l’élite togolaise, aiguiser leur esprit de curiosité, de recherche et de l’excellence.
Comme activités prévues, l’association projette dès début février, la réalisation de 50 panneaux à l’Université de Lomé qui serviront de lieux d’affichage. Selon le constat des promoteurs de l’association, le Campus universitaire de Lomé est devenu plus qu’un dépotoir à cause de l’affichage désordonné sur les murs des amphithéâtres, là où cela ne doit pas être. Ce projet a donc pour finalité de sensibiliser les étudiants à tenir le Campus propre en affichant leurs communiqués et autres avis à des endroits bien aménagés à cet effet. Outre ce projet, des séminaires de formation, des causeries-débats et des excursions dans le pays sont également prévus pour atteindre les objectifs qu’ils se sont fixés.
A Café Curieux, les jeunes sont conscients d’une chose : l’école seule peut aider la jeunesse à relever le défi de demain. Ils sont persuadés de la réussite de leur mission en lançant un vibrant appel à tous les Togolais quels qu’ils soient et où qu’ils soient, afin d’œuvrer pour l’excellence dans le milieu éducatif et à méditer sur cette assertion de Victor Hugo qui dit : «Ouvrez les écoles, vous fermerez les prisons».
Café Curieux a pour principal but de promouvoir la recherche et l’excellence au niveau des jeunes.
Kodzo A. VONDOLY
Lancé depuis le 26 juillet, le projet «Vacances Utiles» au Centre Aéré Nid d’Ora a été à son terme le jeudi 26 août dernier à Tokoin-Wuiti à Lomé. Dans une ambiance festive, élèves, parents et animateurs se sont dits au revoir après un mois d’intenses activités essentiellement composées de cours de vacances de remise à niveau des élèves du cours primaire au collège, de plusieurs ateliers d’initiation à l’informatique, d’éveil musical avec les leçons de solfège et de la flûte, d’artisanat, de cuisine, etc.
C’est ainsi qu’à la fin de cette série d’activités menées grâce à la disponibilité et à la prestance d’une quinzaine d’animateurs composés d’étudiants et d’enseignants en poste à Lomé, une cérémonie a été organisée au siège de l’association Nid d’Ora. Avec la joie au cœur, les élèves évalués à 106, accompagnés de leurs parents ou tuteurs, ont manifesté leur grande satisfaction que leur a apportée Nid d’Ora à travers son traditionnel projet «Vacances Utiles».
Après une série de prestations des élèves dans différents domaines concernant ce qu’ils ont appris au cours des 30 jours, des prix composés de fournitures scolaires et d’autres cadeaux, leur ont été distribués par les organisateurs.
Parmi les animateurs de ce projet, il y avait des étrangers venus de la France comme Eve-Marie Krebs, comptable, qui est intervenue dans l’atelier d’éveil musical, de la Suisse comme Luca, météorologue accompagné de son épouse Martine, psychologue, qui sont eux aussi intervenus dans l’atelier d’initiation à l’informatique pour les enfants.
Pour M. Elom EDOH, Président de l’association Nid d’Ora, "c’est une expérience réussie cette année par rapport aux précédents projets au centre. L’effectif pléthorique des élèves inscrits cette année pour le projet n’a nullement diminué notre volonté à apporter de l’aide aux enfants durant les vacances. Nous sommes fiers des résultats obtenus à la fin des activités. Je ne peux pas cacher ma satisfaction. Pour dire que nous les animateurs, nous n’avons pas seulement donné mais nous avons aussi reçu beaucoup de choses. Nous avons appris tant de choses dans lesquelles nous étions des novices. Par exemple, moi j’ai au cours de ce projet, appris à tisser, à faire d’autres choses auxquelles j’ai toujours rêvé."
La joie est également au comble chez Mme Yvette Agbomina Aklé, membre d’honneur de l’association Nid d’Ora. "Conscients du déficit dans l’éducation au Togo où les élèves gaspillent leurs temps devant la télé et autres jeux de peu d’importance, nous avons jugé bon d’occuper ceux qui sont aptes à exceller à travers cet encadrement qui ne s’arrête pas ici. Même au cours de l’année scolaire, les membres de l’association viendront encadrer les enfants tous les mercredis et samedis dans la bibliothèque que nous avons mise à leur disposition pour qu’ils apprennent à lire. Je suis satisfaite des résultats à la fin des vacances utiles de cette année. Demain nous dira mieux sur ce que nous avons conçu pour apporter notre contribution à la promotion de l’éducation et de la culture du Togo.", a-t-elle déclaré en substance.
Même son de cloche chez le couple Suisse venu donner des coups de main à Nid d’Ora. Pour Luca, cette première descente sur le territoire africain, togolais plus précisément, est très fantastique pour nous. "Nous avons rencontré des gens disposés à acquérir des connaissances dans presque tous les domaines. Je remercie vivement Mme Yvette Aklé pour nous avoir bien accueilli avec tous les soins possibles. Nous gardons de très bons souvenirs de notre premier voyage sur l’Afrique."
Il faut préciser que la cérémonie a vu la présence des autorités de l’éducation dont la Directrice du Collège d’Enseignement Général de Tokoin-Wuiti où les cours de vacances se sont déroulées. Dans son intervention, elle a félicité l’association, ses membres, et tous ceux qui sont intervenus pour donner un plus aux enfants pendant les vacances. Elle salué le courage de Mme Yvette Agbomina Aklé qui a pris sur elle de passer ses vacances à Lomé en provenance de la France où elle réside, dans le seul but de participer à l’éducation des enfants. "Avec cette initiative, les élèves ont eu à gagner quelque chose dans plusieurs domaines pour leur propre gouverne. Je prie vivement pour que ces activités puissent être perpétuées pour donner un soulagement aux parents qui n’ont que faire des enfants errant partout dans la ville en période des vacances.",a-t-elle ajouté.